Les discussions sur le Yémen s'ouvrent à Genève sans les Houthis

le , mis à jour à 12:30
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GENEVE, 15 juin (Reuters) - Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a ouvert lundi à Genève des pourparlers sur le Yémen en appelant à un cessez-le-feu humanitaire d'au moins deux semaines. "Aujourd'hui, l'existence même du Yémen tient à un fil. Tandis que les parties se querellent, le Yémen brûle", a-t-il dit. Les pourparlers de paix sous l'égide de l'Onu devaient initialement débuter dimanche mais avaient été repoussés de 24 heures. Ban a précisé que les délégués des miliciens chiites Houthis n'étaient pas encore arrivés à Genève. Il a dit espérer leur arrivée plus tard dans la journée. Les discussions de Genève visent à mettre un terme au conflit qui dure depuis deux mois et a tué près de 2.600 personnes, et d'éviter une partition permanente du pays. Peu d'éléments laissent espérer cependant qu'elles mèneront à une fin rapide des hostilités. Dimanche, les combattants chiites et leurs alliés de l'armée restés fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh se sont emparés d'Al Hazm, la capitale de la grande province désertique du Jawf, jouxtant la frontière saoudienne, a-t-on appris auprès d'habitants. Le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite depuis le déclenchement de l'offensive aérienne saoudienne, le 26 mars, estime que les discussions doivent avant tout porter sur la résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations unies qui appelle les Houthis à quitter les principales villes du pays, dont la capitale, Sanaa, qu'ils contrôlent depuis septembre, et à reconnaître l'autorité du chef de l'Etat. (Tom Miles; Henri-Pierre André pour le service français)

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