Les discussions sur le "mur budgétaire" américain dans l'impasse

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REGAIN DE TENSIONS DANS LES DISCUSSIONS SUR LE "MUR BUDGÉTAIRE" AUX ÉTATS-UNIS
REGAIN DE TENSIONS DANS LES DISCUSSIONS SUR LE "MUR BUDGÉTAIRE" AUX ÉTATS-UNIS

WASHINGTON (Reuters) - Les discussions visant à éviter le "mur budgétaire" aux Etats-Unis semblent bloquées mercredi, les républicains ayant confirmé qu'ils soumettraient jeudi leur propre projet aux voix de la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires, malgré l'opposition de Barack Obama.

"Actuellement, ce dont le pays a besoin, c'est que nous trouvions un compromis, que nous mettions en place un accord sur la réduction du déficit", a déclaré mercredi le président américain.

"S'il y a une chose que nous devrions avoir, à l'issue de cette semaine, c'est le sens des proportions sur ce qui est important", a-t-il dit en allusion à l'intense émotion suscitée par la tuerie dans une école de Newtown, dans le Connecticut.

Il a ajouté que les républicains se focalisaient sur sa personne au détriment des discussions sur le "mur budgétaire". "Il est très dur pour eux de me dire oui", a-t-il dit.

Disant espérer qu'un accord interviendrait d'ici Noël, le chef de la Maison blanche s'est toutefois déclaré optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord.

Mais les républicains ont aussitôt réagi en confirmant qu'ils feraient voter jeudi à la Chambre des représentants leur "plan B".

"Demain (jeudi), la Chambre des représentants votera une loi rendant permanente l'exonération fiscale pour presque chaque Américain", a déclaré Boehner dans un bref communiqué vidéo.

"Le président aura ensuite à prendre une décision. Il peut appeler le Sénat (ndlr, où les démocrates sont majoritaires) à voter également ce projet de loi, ou il peut être responsable de la plus importante hausse d'impôts de l'histoire américaine."

Le projet républicain consiste à prolonger les exonérations d'impôts entamées sous George W. Bush et reconduites sous Barack Obama pour tous les contribuables dont les revenus ne dépassent pas un million de dollars par an.

Barack Obama s'y oppose vigoureusement, estimant qu'il ne prévoit pas un équilibre suffisant entre baisse des dépenses et augmentations des impôts.

Il a pour sa part proposé que le relèvement des impôts entre en vigueur pour les revenus supérieurs à 400.000 dollars annuels. Il proposait au départ un seuil de 250.000 dollars.

Le regain de tensions entre républicains et démocrates risque de compromettre les progrès significatifs réalisés la semaine passée.

Le président démocrate et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, doivent s'entendre avant le 31 décembre sur un meilleur équilibre budgétaire sous peine de voir entrer automatiquement en vigueur une série de hausses d'impôts et de baisses des dépenses fédérales, qui créeraient un choc susceptible de plonger l'économie américaine en récession.

Matt Spetalnick, Mark Felsenthal et Roberta Rampton; Bertrand Boucey, Danielle Rouquié, Jean-Loup Fiévet et Agathe Machecourt pour le service français

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