Les dirigeant de l'OM remis en liberté sans charges

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* De nouvelles auditions ne sont pas exclues * Pape Diouf dénonce une justice spectacle (Actualisé avec Pape Diouf) MARSEILLE, 20 novembre (Reuters) - Les personnes placées en garde à vue mardi dans le cadre d'une affaire liée aux transferts de l'Olympique de Marseille ont été toutes remises en liberté mercredi soir, parmi lesquelles l'actuel président du club Vincent Labrune et ses prédécesseurs Pape Diouf et Jean-Claude Dassier. "Aucune charge n'a été retenue à leur encontre", a précisé jeudi le site internet du club marseillais. "Comme ils s'y étaient engagés, il y a près de deux ans, lors de leur première rencontre avec les policiers, Vincent Labrune et Philippe Perez ont apporté toutes les précisions utiles au dossier", ajoute le club. Pape Diouf à Marseille et Jean-Claude Dassier à Nanterre ont été libérés les premiers mercredi soir après plus d'une trentaine d'heures d'audition. Au total, une quinzaine de personnes gravitant dans l'entourage du club marseillais avaient été placées mardi en garde à vue, comme Julien Fournier, actuel directeur général de l'OGC Nice après avoir occupé ce poste à l'OM pendant près de dix ans. "On ne me reproche rien, absolument rien", a dit Pape Diouf jeudi à la presse. "En 36 heures de garde à vue, on ne m'a sorti ni document signé de moi, ni virement, ni compte en banque. J'ai simplement servi de pédagogue aux policiers pour leur expliquer comment fonctionnait un club de football". "MISE EN SPECTACLE" "La justice ne doit pas être mise en spectacle", a regretté l'ancien président, indiquant que le juge lui avait simplement expliqué, lors de la prolongation de sa garde à vue, "qu'il était bon que tous les protagonistes soient entendus en même temps, dans les mêmes conditions". Pour l'ancien dirigeant, une "simple convocation" aurait été suffisante. Dirigeants et anciens cadres de l'OM ont été placées en garde à vue à la demande du juge marseillais Christophe Perruaux en charge de l'information judiciaire ouverte le 4 mai 2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel". Les enquêteurs s'intéressent à une série de contrats de transferts au sein du club marseillais, dont celui de l'attaquant André-Pierre Gignac, qui aurait donné lieu au versement de commissions présumées occultes. Le transfert de Souleymane Diawara, de Bordeaux à l'OM en 2009, et celui de Samir Nasri, de l'OM vers Arsenal en 2008, sont également dans le collimateur des policiers. Une série de perquisitions avaient été effectuées en janvier 2013 au centre d'entraînement de l'OM et de nombreux documents relatifs aux transferts du club saisis, dont celui de l'international français André-Pierre Gignac. Le transfert de l'attaquant en août 2010 de Toulouse à Marseille, pour une somme évaluée à 20 millions d'euros, avait été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance. La justice cherche à vérifier le possible versement de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme, qui auraient gravitées dans l'entourage du club phocéen. De source proche du dossier, les enquêteurs pourraient prochainement étendre leurs auditions à de nouveaux protagonistes des transferts, comme des intermédiaires reconnus ou pas dans le milieu du football et des agents de joueurs. (Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon)

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