Les devoirs à la maison, source d'inégalités

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Les familles populaires sont désorientées par les devoirs à la maison et les «codes scolaires» qu'elles peinent à assimiler. Le débat n'est pas nouveau mais un livre publié cette rentrée revient sur le sujet.

Faut-il supprimer les devoirs à la maison au nom des inégalités qu'ils engendrent? Au-delà du débat idéologique, Séverine Kakpo, 32 ans, chercheuse en sciences de l'éducation à l'université Paris-VIII, publie une enquête (*) sur le temps consacré aux devoirs dans les familles populaires. Cette ancienne professeure de français est allée à la rencontre d'une vingtaine de familles dans des communes populaires de la périphérie parisienne. «Il s'agit de catégories populaires à peu près stables, préservées de la précarisation, en termes d'emploi et de logement, précise la chercheuse. Ils peuvent donc s'investir dans le scolaire.»

Comme d'autres catégories socioprofessionnelles, ils ont bien intégré les stratégies d'évitement de certains établissements, par le jeu des options. Les devoirs à la maison sont pour eux un véritable enjeu, voire une obsession. Avant l'entrée en sixième, 95 % des mères aident leurs enfants à faire leurs devoirs, selon l'Insee.

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