Les deux visages de Gu Kailai

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PORTRAIT - L'épouse du dirigeant déchu du Parti communiste chinois, Bo Xilai, a cristallisé toute l'attention dans le scandale du meurtre du Britannique Neil Heywood.

«Cherchez la femme», disait Dumas. Dans l'affaire Bo Xilai, Pékin n'aura pas mis longtemps à la trouver. Ancienne avocate d'affaires un peu trop dans la lumière, Gu Kailai était une coupable toute désignée pour un régime en quête de bouc émissaire. L'épouse du maire de Chongqing a cristallisé toute l'attention du public ces dernières semaines, jusqu'à faire taire les interrogations autour du sort de son déchu mari, qui attend dans l'ombre le verdict du Parti.

Pendant ce temps, madame subit les foudres du pouvoir. Deux semaines après son procès éclair, elle a donc été condamnée à mort, avec une peine suspensive, annonçant l'épilogue d'un des plus grands scandales politiques de la Chine moderne. Le profil de la femme à abattre n'est pas nouveau dans l'histoire chinoise. «Il y a eu une constante diabolisation des femmes dans la Chine traditionnelle», souligne Paul French, auteur de plusieurs livres sur la société chinoise. Quelques années après la mort de M

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