Les deux camps disent respecter la trêve au Haut-Karabakh

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 (Actualisé avec nouveau bilan arménien, diplomatie) 
    EREVAN/BAKOU, 6 avril (Reuters) - Les forces 
azerbaïdjanaises et les séparatistes du Haut-Karabakh ont assuré 
mercredi observer le cessez-le-feu conclu la veille au terme de 
quatre jours de combats, tout en s'accusant mutuellement de le 
violer. 
    L'administration de la région sécessionniste soutenue par 
l'Arménie a par ailleurs fait état de 29 morts, de 101 blessés 
et de 28 disparus depuis samedi dans les rangs de ses forces 
paramilitaires.  
    A Bakou, le ministère de la Défense indique quant à lui que 
l'armée azerbaïdjanaise a perdu 16 hommes au cours des 48 heures 
qui ont précédé la trêve, mais n'avance pas de bilan global.  
    Selon les deux parties, le cessez-le-feu a été conclu lors 
d'une rencontre entre les chefs d'état-major azerbaïdjanais et 
arménien à Moscou. Le Kremlin indique en outre que Vladimir 
Poutine a appelé ses homologues azéri et arménien Ilham Aliev et 
Serj Sargsian pour les prier de veiller au respect de la trêve.  
    A Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé 
mardi l'envoi dans les jours qui viennent, à Bakou et à Erevan, 
des coprésidents du "groupe de Minsk", formé par la France, les 
Etats-Unis et la Russie pour tenter de trouver une issue 
pacifique et durable au conflit. 
    Pour la chancelière allemande Angela Merkel, qui recevait 
mercredi Serj Sargsian, "tout doit être fait pour éviter de 
nouvelles effusions de sang (...) et il est extrêmement urgent 
de faire le nécessaire pour parvenir à un cessez-le-feu 
acceptable et durable".  
    Son hôte a quant à lui invité la communauté internationale à 
respecter le droit à l'autodétermination du Haut-Karabakh.  
    Les affrontements pour le contrôle la région peuplée en 
majorité d'Arméniens de souche ont fait 30.000 morts en 1991, 
lors de l'effondrement de l'Union soviétique. Malgré le 
cessez-le-feu entré en vigueur trois ans plus tard, des combats 
éclatent régulièrement sur la "ligne de contact". Les derniers 
ont été d'une violence sans précédent depuis 1994.   
 
 (Hasmik Mkrtchyan et Naila Bagirova avec Joseph Nasr à Berlin; 
Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service 
français, édité par Tangi Salaün) 
 
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