Les dettes subordonnées des banques européennes sont plus attractives que leurs actions, selon l'UBP

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(AOF) - UBP préconise le compartiment high yield à l'échelle globale, via le recours aux credit default swaps (CDS). " Cette stratégie offre des points d'entrées attractifs et permet d'obtenir un rendement supérieur à 6% avec un risque de taux d'intérêt faible et une liquidité élevée " relève Christel Rendu de Lint, responsable de la gestion obligataire. Or, le taux de défaut de 6,3% valorisé actuellement par les CDS se rapproche des chiffres observés en 2009, l'année qui a suivi la faillite de Lehman Brothers. En 2015, le taux de défaut n'a pas dépassé 2%.

Enfin, UBP s'intéresse à la dette subordonnée des banques systémiques. Depuis la crise de 2008-2009, les banques ont très nettement amélioré leur solidité financière. Le ratio de fonds propres Common equity Tier 1 (CET1) dépasse ainsi 12% pour les banques européennes, contre 8% en 2008. Si le respect de ce nouveau cadre réglementaire a pénalisé les actions des établissements financiers (-24,5% entre janvier 2014 et fin août 2016), les créanciers achetant des dettes subordonnées ont été mieux récompensés. Ainsi, la dette bancaire AT1 a généré sur la même période une performance de 15,4%.

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