Les dessous d'un triomphe

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Un geste, une attitude symbolisent à eux seuls ce Racing habité par une force indescriptible. Le blazer enfilé par les joueurs lors de leur entrée sur la pelouse du Camp Nou vendredi soir valait beaucoup plus qu'un simple clin d'œil à une histoire passée, toute glorieuse soit-elle. Le show-biz, les nœuds papillons roses d'une époque disparue, le titre 1990, c'était bien beau, mais il y avait un présent à écrire. Il ne s'est pas gravé sur le bouclier de Brennus par hasard. « Quand on a mis nos vestes dans le vestiaire, on s'est dit que l'on n'avait vraiment pas le droit de décevoir », raconte le centre ciel et blanc Henry Chavancy.

 

L'idée est venue de Laurent Labit, l'entraîneur des trois-quarts. Lors de la promenade quelques heures avant la rencontre, il questionne le capitaine Dimitri Szarzewski. « Validé », répond immédiatement ce dernier. A ce moment-là déjà, plus rien ne fait peur au Racing. Ce qu'il s'est passé ensuite sur le terrain à 14 contre 15 résulte d'une préparation mentale parfaite et d'une connivence de tous les instants, née de la finale de Coupe d'Europe perdue le 14 mai contre les Saracens (21-9).

 

L'initiation express de Juan Imhoff

 

Les mots des coachs lors de la soirée qui a suivi, l'inscription qu'ils ont affichée sur les murs du centre d'entraînement du Plessis-Robinson au retour des joueurs — « Au Racing, on ne perd jamais, soit on gagne, soit on apprend » — ont fait mouche. Le groupe a rebondi au point de n'enchaîner que des succès contre Pau, La Rochelle, Montpellier, Toulouse, Clermont et Toulon. Pour la finale, Travers et Labit ont voulu jouer sur la dimension héroïque que pouvait prendre un tel événement à Barcelone. « Lors de la causerie d'avant-match, nous leur avons passé des vidéos des grands exploits du sport français, raconte Laurent Labit. Les victoires contre les All Blacks, Noah à Roland-Garros, les Bleus du foot champions du monde en 1998, ...

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