Les dernières courses d'Ali, chauffeur UberPop

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Les dernières courses d'Ali, chauffeur UberPop
Les dernières courses d'Ali, chauffeur UberPop

Ali (*), 39 ans, était chauffeur UberPop depuis un mois. Jeudi soir, il avait accepté de nous emmener dans sa nuit de courses. Il ne savait pas encore que ses patrons «l’abandonneraient» le lendemain. Technicien en fibre optique au SMIC, il avait trouvé dans l'application UberPop un deuxième boulot, de quoi «tranquilliser son banquier» et payer ses crédits à la consommation. «J'étais dans le rouge, c'était de pire en pire et je ne savais plus quoi faire». En un mois d’UberPop, il avait gagné 2000 euros, un gain rassurant. La suspension d’Uber hier l’a miné : «Je vais essayer avec d’autres applis, ou chercher un autre travail de nuit», soupirait-il hier.

Tout a commencé pour lui en novembre dernier, quand un ami lui apprend l'existence d'UberPop. Sceptique au départ car il trouve ça «trop beau», Ali finit par se lancer début juin. Depuis, il s’installait au volant de sa Scénic presque toutes les nuits et chargeait des clients jusqu’à cinq ou six heures du matin. Puis il rentrait chez lui dans les Yvelines, déposait sa fille de six ans à l'école et embrayait ensuite sur son emploi chez un grand opérateur de télécom jusqu'à midi. L’après-midi, il dormait un peu...jusqu’à la sortie des classes.

QUESTION DU JOUR. Regrettez-vous qu'UberPOP se soit retiré ?

Un deuxième boulot

Il avait pris ses rituels : avant son service de nuit, il se rendait dans un café animé de Versailles (Yvelines), avalait un expresso et achetait ses cigarettes. Il activait alors l'application UberPop installée sur son portable et se dirigeait vers Paris. Avec de la chance, il trouvait un client en chemin. C'est le cas ce jeudi soir. Le bip de l'appli sonne. Il a quinze secondes pour accepter la demande, à quelques minutes seulement de Versailles. Depuis les violentes manifestations de taxis jeudi dernier et l'arrêté préfectoral qui interdit UberPop, il a quelque peu changé sa manière de travailler. Les aéroports et les gares ...

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  • lolin le samedi 4 juil 2015 à 10:20

    Surtout d'accord avec DADA40 et charmill

  • macgiver le samedi 4 juil 2015 à 00:30

    D'accord avec l'ensemble des contributions précédentes qui présentent la plupart des aspects du problème.

  • charmill le samedi 4 juil 2015 à 00:11

    ça donne confiance dans le chauffeur. Le jour je bosse, je dors 3h et la nuit je bosse. Vive l'insécurité routière. Et vu qu'il ne paie pas de SS sur ces revenus là. Son cancer de la gorge il se paiera les soins. Je ne veux pas être solidaire avec qqun qui spolie le système et ensuite qui va pleurer pour avoir de l'aide.

  • M7137440 le samedi 4 juil 2015 à 00:10

    Il est vrai que cela ne doit pas être du black. D'un autre côté je ne suis pas d'accord pour leur faire payer une licence à xxx K€.Il faut trouver un moyen de "légaliser", qu'il y ait des charges..et de faire sauter ce carcan des licences. Qu'on les rembourse prorata temporis. De toute façon, si les taxis "gagnent" cette fois. Avec leur sens du service, c'est une autre appli, une autre societe qui viendra donner un coup dans la fourmilière. Retarder l'inéluctable ç, c'est pas bon pour notre pays

  • DADA40 le vendredi 3 juil 2015 à 23:26

    2000 Euros de black sans prélèvements sociaux : qui paye la SS? Je doute qu'il fasse correctement son travail "normal" sans dormir!

  • fred1903 le vendredi 3 juil 2015 à 22:28

    Je suis d'accord pour qu UBER POP continue mais les chauffeurs doivent payer leur licence. Comme ca c'est réglo.