Les députés PS veulent "muscler" la réforme bancaire

le
1
LES DÉPUTÉS SOCIALISTES VEULENT DÉPOSER DE NOMBREUX AMENDEMENTS SUR LA RÉFORME BANCAIRE
LES DÉPUTÉS SOCIALISTES VEULENT DÉPOSER DE NOMBREUX AMENDEMENTS SUR LA RÉFORME BANCAIRE

PARIS (Reuters) - Les députés socialistes ont annoncé mardi leur intention de déposer de nombreux amendements au projet de loi sur la réforme bancaire, avec pour objectif de "muscler" ce texte qui obligera les banques à loger dans une filiale spécialisée financée de façon autonome leurs activités spéculatives.

Annick Lepetit, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, a fait état de négociations en cours avec le ministère de l'Economie et des Finances à la veille du début de l'examen du texte par les députés.

Une réunion sur la question en fin de journée à Matignon figure en outre à l'agenda de Karine Berger, la députée des Hautes-Alpes désignée comme rapporteur sur le texte.

Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a indiqué la semaine passée qu'il était prêt à augmenter le poids des activités de marché que les banques devront loger dans leur filiale spécialisée.

Mais il a défendu dans le même temps la décision du gouvernement de ne pas scinder en deux les banques françaises en faisant valoir que leur modèle de banque universelle, alliant activités de détail et de marchés destinées au financement des grandes entreprises, était utile à l'économie nationale.

Le projet de loi sera examiné mercredi par la commission des Finances et en séance publique par les députés à partir du mardi 12 février.

Le président communiste du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), André Chassaigne, a déclaré qu'en l'état actuel, ses élus ne le voteraient pas.

"Nous allons déposer de nombreux amendements car il est vraiment insuffisant sur de nombreux points (...) La séparation (entre activités) n'est pas suffisamment nette", a-t-il dit à l'issue d'une réunion du groupe GDR avec Pierre Moscovici.

Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI (centriste), est allé dans le même sens en estimant que le projet de loi n'instaurait "aucune séparation des activités de dépôt et des activités spéculatives".

"Ce texte ne sert strictement à rien sinon à remplir faussement un engagement électoral. C'est un texte vide, nous allons toutefois essayer de le remplir", a-t-il ajouté.

A l'inverse, le président du groupe UMP, Christian Jacob, a fait part de son inquiétude devant la volonté de la majorité de durcir le projet de loi.

"Ce texte ne vous ravit pas mais nous pouvons vivre avec", a-t-il indiqué. "Notre crainte, c'est que le texte soit profondément modifié par les nombreux amendements de la majorité. Notre crainte c'est que l'on 'plombe' les banques françaises et que cela les mette en porte-à-faux en matière de compétitivité.

Emile Picy, édité par Yann Le Guernigou

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M6749774 le mardi 5 fév 2013 à 17:36

    Quand on voit combien les communistes ont échoué dans le monde, comment peut-on avoir encore l'idée de leur donner la parole. De plus c'est à propos de banque, c'est encore pire.