Les députés opposés aux caméras dans les abattoirs

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Les députés opposés aux caméras dans les abattoirs
Les députés opposés aux caméras dans les abattoirs

Les députés ne veulent pas des caméras installées dans les abattoirs. Ils se sont opposés jeudi en commission à cette mesure suggérée par une commission d'enquête parlementaire, au grand dam du rapporteur Olivier Falorni.

 

La commission des Affaires économiques de l'Assemblée a supprimé l'article clé d'une proposition de loi «relative au respect de l'animal en abattoir» portée par Olivier Falorni et son groupe des radicaux de gauche, ainsi que des députés d'autres groupes. Ainsi revu et corrigé, le texte doit être examiné par l'Assemblée le 12 janvier.

 

Jugeant le texte «complètement vidé de sa substance, presque massacré», Olivier Falorni a voté contre la proposition de loi réécrite, cependant adoptée grâce aux voix socialistes. Les élus LR, UDI et certains EELV se sont abstenus.

 

Oui je suis atterré de voir ma proposition de loi dénaturée: refus du contrôle vidéo, refus du droit de visite parlementaire.. #abattoirs https://t.co/6ryAlB4cR0

— Olivier Falorni (@OlivierFalorni) 14 décembre 2016

 

Les caméras trop coûteuses

 

Alors que «cette mesure est plébiscitée par 85% des Français», le rapporteur a déploré dans un communiqué la position «extrêmement conservatrice de la commission» et «fermée» du ministère. Le texte prévoit la mise en place d'un Comité national d'éthique des abattoirs et d'un comité local de suivi de site auprès de chaque abattoir. Pour les abattoirs de boucherie de plus de 50 salariés, la présence permanente d'un agent des services vétérinaires aux postes d'étourdissement et de mise à mort doit être rendue obligatoire.

 

Sur proposition de certains écologistes, des centristes et LR, l'article visant à rendre obligatoire l'installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs où des animaux vivants sont manipulés a donc été supprimé. La mesure a été jugée trop coûteuse et mettrait trop de «pression» sur les ...

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