Les députés au ballon

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La FFF homologue 17 équipes de France de football. Celle dont les exploits sont commentés par Bixente Lizarazu, la féminine, les espoirs, l'équipe de France de beach soccer... Et la dernière, née il y a un an presque jour pour jour, l'équipe de France des députés. Depuis juin 2014, nos élus n'ont disputé qu'un seul match. Mais ils s'apprêtent à rechausser les crampons, et espèrent surfer sur la vague de l'Euro pour garnir leur calendrier.

La plus large défaite de l'histoire de l'équipe de France de football date de plus d'un siècle. En demi-finales des Jeux olympiques de Londres, les Bleus s'étaient fait violenter par le Danemark et étaient rentrés chez eux après avoir perdu 17 à 1. De quoi rassurer l'équipe de France des députés qui, elle, s'est inclinée 12 à 1 face au Variété Club de France (l'équipe des personnalités médiatiques) pour le seul match qu'elle a disputé pour l'instant, le 10 septembre dernier. Après un an tout rond d'existence, le bilan de ces Bleus de l'hémicycle est donc triste, mais juin 2015 pourrait bien être le mois de la reconquête. Deux matchs au programme et des idées plein la tête pour la suite, les députés vont peut-être enfin réussir à relancer le projet.

Un Stéphanois et un Brésilien pour mener les troupes


"C'est une équipe qui n'a pas encore trouvé son rythme de croisière." Au moins, Eduardo Rihan Cypel (député PS de Seine-et-Marne) est lucide. Co-capitaine de l'équipe de France des députés avec son collègue Régis Juanico (député PS de la Loire), il croit pourtant en l'avenir de ses joueurs. L'idée de cette équipe est ouvertement inspirée du XV parlementaire, l'équipe de rugby de l'Assemblée, qui évolue aux quatre coins du monde et qui a déjà affronté, entre autres, le terrible XV parlementaire néo-zélandais. Juanico et Rihan Cypel ne sont pas capitaines par hasard, ils sont les plus motivés, car fanatiques de football. Le premier est incollable sur les Verts et se plaint ouvertement du "manque de liberté pour les ultras", ou du "Parc des Princes aseptisé". Ils se partagent donc le brassard, ce qui ravit le second, Brésilien de naissance : "On m'a dit, toi, t'es brésilien, t'es capitaine ! Moi, je demandais juste le numéro 10."

Juanico, lui, retient la fierté d'avoir été officiellement reconnu comme équipe de France par la Fédération : "On est homologués par la FFF, qui nous fournit les maillots officiels de l'équipe de France. Au début, certains voulaient faire un partenariat avec la Boucherie de France, mais on préférait des maillots neutres." Rapidement, une trentaine de joueurs répondent à l'appel, de tout bord politique, hommes et femmes. Des noms connus, comme Éric Woerth, qui serait un arrière gauche redoutable d'après ses capitaines, ou François-Michel Lambert, qui a joué en CFA. Ne manquait…




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