Les députés argentins valident l'accord sur la dette extérieure

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    BUENOS AIRES, 16 mars (Reuters) - Le président argentin, 
Mauricio Macri, a obtenu mercredi le feu vert de la chambre 
basse du Congrès à l'accord de règlement conclu avec les 
créanciers obligataires du pays, et seul le vote du Sénat est 
désormais requis pour clore le bras de fer qui oppose depuis 14 
ans le pays à ces créanciers. 
    Les députés ont voté en faveur de l'accord par 165 voix 
contre 86, un vote qui a dépassé les clivages partisans, à la 
suite d'un débat télévisé de près de 20 heures. 
    Mauricio Macri, qui entend mettre un terme au contentieux 
pour permettre à l'Argentine de revenir sur les marchés mondiaux 
du crédit et attirer à nouveau les investisseurs, avait prévenu 
que l'Argentine risquait un retour de l'hyper-inflation et des 
coupes budgétaires drastiques si la chambre refusait l'accord. 
    Les législateurs fidèles à l'ex-présidente péroniste 
Cristina Fernandez, qui refusait de négocier avec les 
créanciers, ont accusé Macri d'être à la solde de Wall Street en 
concédant des remboursement de 70 à 75 cents par dollar. 
    L'ancien ministre de l'économie Axel Kicillof a violemment 
critiqué la proposition du gouvernement consistant à financer 
les accords conclus à New York par l'émission de 11,68 milliards 
de dollars d'obligations, soulignant qu'un tel montage 
alourdirait la dette publique. 
    "Nous n'augmentons pas la dette. Nous la diminuons", a dit 
Mario Negri, député au sein de l'alliance Cambiemos (Changeons) 
de Macri quelques minutes avant le vote à l'Assemblée, en 
référence à la réduction des créances acceptée par les 
investisseurs. 
    L'accord doit maintenant être présenté au Sénat, où 
l'opposition, majoritaire, est divisée sur le sujet et où Macri 
s'attend à emporter des soutiens contre la promesse de fonds 
publics et d'un accès à des taux d'emprunt plus bas pour 
financer les projets d'infrastructures dont le pays a besoin. 
    L'Argentine n'a plus accès aux marchés internationaux des 
capitaux depuis 2002, l'année de son défaut sur 100 milliards de 
dollars de dette souveraine. Les créanciers avaient refusé en 
2005 et 2010 des échanges de créances qui revenaient à renoncer 
à 70% du montant des titres détenus.  
     
 
 (Richard Lough,; Marc Angrand et Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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