Les dentistes en grève contre les nouveaux tarifs imposés par le ministère de la Santé

le
0
Les dentistes en grève contre les nouveaux tarifs imposés par le ministère de la Santé
Les dentistes en grève contre les nouveaux tarifs imposés par le ministère de la Santé

«Je suis fermé toute la semaine. La convention que veut nous imposer le ministère de la Santé va réduire la qualité et la sécurité des soins proposés aux patients et on ne pourra plus investir.» Comme Arthur Belavignac, installé à Paris (Xe), de très nombreux chirurgiens-dentistes ont fermé leur cabinet pendant cette semaine d'entre-deux-tours des législatives. Et beaucoup s'apprêtent à se déconventionner en 2018 si rien ne change, c'est-à-dire à sortir de l'encadrement tarifaire. Conséquence pour le patient, la Sécu ne lui remboursera plus que 11,20 euros, au lieu de 70 euros, pour 100 euros dépensés !

 

En Bretagne, 80 % des chirurgiens-dentistes ont ainsi fermé leur cabinet jusqu'à samedi soir pour aller faire de la prévention gratuite dans les écoles, les maisons de retraite... «C'est le seul moyen que nous avons pour sensibiliser les élus et les autorités», enchérit le docteur Linda Martin, une des porte-parole des Cellules de coordination des dentistes libéraux (CCDELI), un nouveau mouvement, «asyndical et apolitique», déjà présent dans 67 départements et à l'origine de cette semaine d'actions.

 

Marisol Touraine était passée en force

 

Tout commence l'été dernier. Syndicats de dentistes et Assurance maladie renégocient leur convention avec la promesse d'un rééquilibrage : l'Assurance maladie remboursera mieux les petits soins (détartrages, caries) et les professionnels lèveront le pied sur les prothèses, dont le prix est libre. La négociation a échoué, «le compte n'y est pas du tout», diront les trois syndicats du secteur. Le 7 mars, Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, signe un «règlement arbitral» dont le contenu s'imposera dès octobre à toute la profession.

 

«On nous augmente quelques tarifs de soins de base, et on en baisse fortement d'autres, analyse Linda Martin. Mais, en outre, le règlement précise que, sur un an, en octobre, notre enveloppe globale ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant