Les demandes d'hébergement au 115 grimpent

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La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion révèle que les demandes d'hébergements d'urgence émanant de familles ont explosé en février 2013.

Une hausse de 28% des demandes d'hébergement d'urgence a été enregistrée en février 2013 par rapport à février 2012. C'est ce que révèle un rapport de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion (Fnars) publié lundi dans le journal La Croix et basé sur des données relevées du 4 février au 3 mars.

Ce qui est exceptionnel, c'est que ces demandes viennent principalement de familles, dont le nombre de demandes a augmenté de 72% selon un baromètre réalisé sur un échantillon de 37 départements, hors Paris. Pour un total de plus de 58.000 demandes, les familles en représentent 42%, devant les hommes seuls (40%), les femmes seules (9%), les couples sans enfants (7%) et les groupes d'adultes sans enfants (2%).

Toujours selon la Fnars, les familles demandeuses sont à 70% originaires d'un pays n'appartenant pas à l'Union européenne. Sur un an, les demandes des ces familles ont d'ailleurs doublé.

Trêve hivernale prolongée

Les personnes plus âgées sont aussi touchées par cette crise du logement puisque les résultats du baromètre rapportent une hausse de 66% des demandes des personnes de plus de 65 ans. La Fnars précise néanmoins que «cette catégorie d'appelants reste très largement minoritaire».

Pour ce mois de février, 51% des demandes n'ont pu être satisfaites, un chiffre meilleur que ceux relevés en janvier (55%), en décembre (57%) et en novembre (71%). «La principale raison de ces réponses négatives reste l'absence de places disponibles suffisantes pour proposer un hébergement aux personnes à la rue qui appellent le 115», explique la Fnars. «Le dispositif propose globalement autant de solutions d'hébergement que l'année dernière, un renforcement insuffisant au regard de la forte dégradation de l'urgence sociale».

Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement a décidé de prolonger la trêve hivernale de deux semaines en raison des conditions climatiques particulièrement rudes. Les expulsions locatives sont donc interdites jusque fin mars, même si elles font l'objet d'une procédure judiciaire. En 10 ans, ces expulsions ont augmenté de 40%.

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