Les défis du nouveau gouvernement belge

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Elio Di Rupo doit prendre les mesures d'austérité gelées par 592 jours de crise politique.

La Belgique et ses partenaires européens n'y croyaient presque plus. Le roi Albert II a reçu lundi soir le serment d'un premier ministre attendu depuis 592 jours. Elio Di Rupo, 60 ans, socialiste et wallon, prend les rênes d'un gouvernement de coalition dont les marges de manœuvre sont déjà rognées par la crise de la dette, les ambitions flamandes et un calendrier électoral serré.

Pour la première fois depuis trente-deux ans, le fauteuil revient à un leader de la gauche et à un francophone. Pour Elio Di Rupo, ce sera tout sauf un lit de roses. Le pays, en pilote automatique depuis le printemps 2010, doit s'imposer d'urgence les tours de vis budgétaires déjà donnés par ses partenaires de l'euro. Politiquement, celui qu'on surnomme «le Régent», pour son art de tirer les ficelles, se retrouve déjà pris en étau entre les syndicats, qui ont fait descendre 50 000 manifestants dans la rue à Bruxelles, et la droite nationaliste flamande, qui

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