Les défis d'Hervé Renard

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Les défis d'Hervé Renard
Les défis d'Hervé Renard

Hervé Renard a été officiellement nommé sélectionneur du Maroc ce mardi matin. Trois mois après son échec à Lille, le double vainqueur de la CAN trouve à la tête des Lions de l'Atlas une mission à la hauteur de ses ambitions.

L'information est désormais officielle : Hervé Renard a été nommé ce mardi sélectionneur du Maroc. Libre depuis son limogeage par Lille en novembre dernier, le technicien français sera secondé par son fidèle adjoint Patrice Beaumelle et aura des prérogatives élargies, incluant non seulement l'équipe A mais aussi les U23 et les A'. Désireux de s'investir pleinement, le nouveau patron des Lions de l'Atlas disposera ainsi d'une vision panoramique du football marocain. Il sera également assisté par Mustapha Hadji, maintenu en poste alors qu'il l'était déjà sous l'ère Zaki.

Première mission à Praia

La première mission d'Hervé Renard va le mettre immédiatement dans le bain. Le 26 mars prochain à Praia, le Maroc affronte le Cap-Vert, leader du groupe F à la différence de buts. Des Requins Bleus en pleine émergence sur la scène africaine, et que la dernière édition du classement FIFA a placé au deuxième rang africain. Les deux équipes, qui ont fait le plein de points lors des deux premières journées attendent ce match depuis des mois. Et que dire du second volet de cette double confrontation, trois jours plus tard au Maroc ? On le voit, Hervé Renard n'aura droit à aucun round d'observation dans le combat qui l'attend.

Un contrat bien bordé

L'homme à la chemise blanche ne manque pas d'atouts pour mener à bien son opération reconquête. Sa réussite passée en Afrique, si elle n'est pas une garantie absolue, lui confère une culture de la réussite et un crédit sans égal sur le continent. Vainqueur de la CAN avec la Zambie en 2012 puis avec la Côte d'Ivoire en 2015, le natif d'Aix-les-Bains avait en revanche coupé court à son expérience angolaise, fin 2010, pour des raisons financières et administratives. De ce point de vue-là, les choses ont bien été bordées avec le Maroc, où Hervé Renard touchera un salaire mensuel de 600.000 dirhams (environ 54.000€), qui sera augmenté à 800.000 en cas de qualification pour la Coupe du monde 2018.

Le dossier Boufal

Pour réussir à la tête du Maroc, Hervé Renard devra restaurer fierté et confiance dans les têtes de joueurs habitués depuis une décennie à être les dindons de la farce en Afrique. Cela passera notamment par une cohésion accrue dans un vestiaire partagé entre locaux et binationaux d'origines diverses (français, néerlandais ou belges, pour ne citer que les plus représentés). On peut aussi parier que, comme il l'avait fait en Zambie puis en Côte d'Ivoire, Hervé Renard n'hésitera pas à auditer son effectif et à l'améliorer autant que possible, en puisant dans le réservoir local comme dans le vivier des binationaux. Sa bonne entente avec Mustapha Hadji, rescapé du staff précédent, ne sera pas de trop pour résoudre certains cas épineux. Et notamment celui de Sofiane Boufal, qu'Hervé Renard a eu sous ses ordres à Lille.

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