Les défenseurs kurdes de Kobani desserrent le siège de l'EI

le
0

MURSITPINAR, Turquie, 11 novembre (Reuters) - Les défenseurs kurdes de Kobani, adossée à la frontière turque dans le nord de la Syrie, ont repris du terrain aux djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) qui assiègent la localité depuis la mi-septembre mais sont soumis à d'intenses tirs d'artillerie, selon des sources contactées dans la ville. L'arrivée de renforts en provenance du Kurdistan irakien, qui sont entrés le 31 octobre dans la ville avec des véhicules blindés et des pièces d'artillerie, a rééquilibré le rapport de forces au bénéfice des défenseurs de la ville, qui ne bénéficiaient jusqu'alors que du seul soutien aérien de la coalition mise en place par les Etats-Unis. D'après l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH), qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie, de violents affrontements ont opposé dans la nuit de lundi à mardi les forces kurdes aux combattants de l'Etat islamique sur le front sud de la ville. Combinés aux tirs d'artillerie des peshmergas irakiens, positionnés sur une colline située sur le flanc Ouest de Kobani, et à trois nouveaux raids de la coalition, ils ont permis aux Kurdes de progresser dans le secteur Sud. Des villages proches de Kobani ont même été repris, a constaté un journaliste de Reuters observant la situation depuis la Turquie voisine. Dans la ville elle-même, en revanche, les lignes de front ne semblent guère avoir bougé, l'EI contrôlant toujours les quartiers Est, a-t-il ajouté. Des obus de mortier tirés depuis les positions de l'Etat islamique ont explosé mardi dans le centre de Kobani, d'où retentissaient des tirs de mitrailleuse. Des sources citées par l'OSDH précisent que les djihadistes de l'EI ont été surpris par la résistance des défenseurs de Kobani et que les pertes essuyées par le mouvement djihadiste depuis le début de l'assaut contre la ville se chiffrent en centaines de morts. D'après Idris Nassan, un responsable local de Kobani, l'Etat islamique contrôlerait désormais moins de 20% de la ville. (Hamdi Istanbullu avec Rasha Elass à Beyrouth; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant