Les défaillances de PME continuent d'augmenter

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LES DÉFAILLANCES DE PME CONTINUENT D'AUGMENTER
LES DÉFAILLANCES DE PME CONTINUENT D'AUGMENTER

PARIS (Reuters) - Le nombre des défaillances de PME a continué de progresser au premier trimestre en France et celui des entreprises de taille intermédiaire (ETI) s'est stabilisé à un niveau élevé, selon une étude publiée jeudi par l'assureur crédit Coface.

Sur les douze derniers mois à fin avril, le nombre d'entreprises en redressement ou liquidation judiciaire est resté quasi stable (-0,1%) par rapport à un an plus tôt, à 59.630, juste sous le record enregistré en 2009 (63.204). Il recule même de 3,9% sur le premier trimestre.

Mais ce repli est uniquement dû aux segments des entreprises individuelles (11 à 19 salariés) et des très petites entreprises, alors que les sociétés commerciales ont enregistré une hausse de 3,1% de leurs défaillances.

Par taille d'entreprises, les PME (entre 20 et 249 salariés) sont les plus touchées (+3,7% sur un an), particulièrement les plus importantes, alors que les défaillances d'ETI (250 à 5.000 salariés) restent à un niveau élevé.

Ceci explique que le coût des défaillances, mesuré par les encours de crédits fournisseurs des entreprises concernées, ait encore progressé (+2,7% sur les douze derniers mois, à 4,3 milliards d'euros).

Les pertes d'emploi associées à ces défaillances sont quasi stables (+0,2% sur 12 mois à 191.183), les quatre plus importantes entreprises concernées étant Gad (transformation de viande, 1.858 employés), le chimiste Kem One (1.780), le distributeur Virgin (1.216) et le spécialiste de l'aide à domicile Domaliance 75 (1.100).

Par secteur, la situation continue de se dégrader dans la construction (+2,4% en nombre), qui représente à elle seule un tiers de défaillances.

Les services (+4,4%), la distribution (-0,2% en nombre mais +56,4% au niveau des coûts associés avec les dossiers Virgin et Telemarket) sont les autres points noirs avec l'automobile et le transport (+3,9%). Ce dernier secteur subit à la fois l'impact de la baisse des immatriculations automobiles et des difficultés du transport routier.

A l'inverse, un des rares secteurs épargné, le papier-bois, affiche une baisse de 15,1% de ses défaillances sur un an. La Coface souligne toutefois que, au vu des perspectives 2013 difficiles, le secteur de l'emballage s'attend à un recul de ses ventes cette année, avec pour conséquence une remontée du risque.

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

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