Les défaillances d'entreprises se maintiennent à un haut niveau

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(NEWSManagers.com) - Après trois années d'envolée, la reprise progressive de l'économie française, les capacités d'ajustement et de résistance des entreprises, la normalisation des conditions de financement et les mesures de soutien ont permis un reflux des défaillances en 2010 avec un repli modéré de 1,7%, a indiqué le 22 mars Ludovic Sénécaut, président du directoire d' Euler Hermes Sfac.
En 2011, le rythme très modéré de la reprise (+1,4%) risque de ne pas être suffisant pour de nombreuses entreprises qui n'ont que peu profité de la sortie de crise et quui ont déjà réalisé de multiples ajustements. Au-delà de la croissance limitée, viennent s'ajouter des facteurs déstabilisants comme l'évolution du prix des matières premières et de l'énergie, la nouvelle réduction des délais de paiement pour les secteurs dérogatoires de la LME et la fin de certaines mesures de soutien public. " Dans ce contexte, la baisse des défaillances attendue grâce au rétablissement graduel des volumes d'activité pourrait rester limitée et s'inscrire à -3% en 2011" , a estimé Ludovic Sénécaut.
Cinq filières pourraient être " particulièrement sensibles" au choc des matières premières, précise Ludovic Sénécaut, la filière cuivre avec notamment toutes les industries électriques, la filière métallurgie, les industries dérivées du pétrolme, la sous-traitance automobile et enfin, le BTP, " qui doit faire face à des marchés signés dans des conditions de prix bas, avec des prix fermes et non révisables pour les entreprises en aval" .
Le coût du choc des matières premières, notamment la flambée des prix du pétrole, met à mal l'industrie en engendrant une hausse des coûts de production des entreprises et un choc dépressif sur la demande. La hausse des prix du pétrole affaiblit ainsi la rentabilité des entreprises. Le coût sur l'excédent brut d'exploitation des sociétés non financières est estimé à environ 4 points en 2011 après déjà 4 points en 2010. " Le choc commence à attaquer la rentabilité des entreprises alors que celles-ci ont déjà été mises à mal par la chute des chiffres d'affaires pendant la crise" , a estimé Karine Berger, directrice marketing et marchés d' Euler Hermes.

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