Les débris du tsunami japonais s?étendent jusqu?à 3 200 kilomètres à la ronde

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Les innombrables déchets charriés par le tsunami ne feront que grossir le « continent de déchets » dans le Pacifique Nord.
Les innombrables déchets charriés par le tsunami ne feront que grossir le « continent de déchets » dans le Pacifique Nord.

La moitié d'un bateau de pêche et d'autres débris conséquents devraient notamment venir s'échouer sur la côte Pacifique des États-Unis d'ici octobre.


Une expédition à la recherche des débris du tsunami de mars 2011 a découvert dans l'Océan Pacifique la moitié d'un bateau échoué à? 3 200 Km des côtes japonaises. Ce vaisseau fantôme poursuit son petit bonhomme de chemin depuis l'année dernière vers les côtes américaines.


« Le champ de débris se situe en grande partie dans le centre de l'océan. Nous estimons qu'il fait plus de 1 000 miles (environ 1 610 kilomètres) de large, peut-être quasiment le double », a déclaré Marcus Eriksen, capitaine du Sea Dragon, un navire de recherche qui s'est rendu sur place. « Ce n'est vraiment pas un champ épais. Il est très dispersé », a-t-il ajouté, cité par nos confrères du Guardian.



Une catastrophe naturelle durable


La chasse aux débris est lancée depuis plus d'un an et pourtant, les chercheurs trouvent toujours de tout dans l'océan Pacifique. Un tatami, un pneu de camion avec sa jante encore intacte, des barils de pétrole... Ce qui semblait être à première vue une baleine à l'horizon s'est en outre avéré être la partie avant d'un bateau de pêche, avec des caractères japonais encore inscrits sur la proue.


Un raz-de-marée de débris n'est pas à envisager, mais la côte Pacifique des Etats-Unis semble condamnée à recueillir ces rebuts au compte-gouttes pendant des années. Selon les chercheurs, 95 % d'entre eux resteront de surcroît dans le Pacifique pour rejoindre le Vortex, ce « continent de déchets » qui ne cesse de s'étendre dans le Pacifique Nord et constitue le meilleur exemple des proportions qu'atteint aujourd'hui la pollution marine.


En moyenne, M. Eriksen et son équipage ont rencontré un débris toutes les trois minutes et demi. La quasi-totalité d'entre eux sont en plastique. Ce qui donne une idée des répercussions monstrueuses du tsunami sur l'environnement.


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