Les cyberactivistes égyptiens s'organisent

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Avec l'armée, ils engagent le dialogue pour faire entendre leurs revendications et préserver leur «révolution».

Lundi soir, au troisième jour l'après-Moubarak. À la veille du Mouled el-Nabi, la fête de la naissance du Prophète, c'est l'ébullition au siège du parti libéral al-Gada, le Front démocratique d'Oussama Ghazaly Harb, figure de la vie politique égyptienne. Dans les couloirs de la villa nichée dans une rue calme du quartier de Mohandessine, loin des clameurs révolutionnaires de la place Tahrir, il faut jouer des coudes pour se faire une place. «Foulée au pied» à l'époque de Hosni Moubarak, l'opposition égyptienne ne veut pas laisser passer sa chance de se faire entendre de son nouvel interlocuteur: l'armée.

On croise des chevilles ouvrières de la gauche marxiste et nassérienne, des islamistes comme Mohamed el-Beltaguy, ancien député des Frères musulmans, ou des figures de la contestation, tel Georges Ishak, vétéran de Kefaya («Ça suffit»), le premier mouvement à avoir demandé, dès 2004, le départ du tout-puissant raïs. On voit, surtout, de jeunes activist

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