Les CRS face aux casseurs : "Papa, je ne veux pas que tu meures"

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Dans les rangs de la CRS 7, comme dans les autres compagnies, la fatigue se fait ressentir au même titre que la peur de voir les manifestations dégénérer.
Dans les rangs de la CRS 7, comme dans les autres compagnies, la fatigue se fait ressentir au même titre que la peur de voir les manifestations dégénérer.

Au menu de ce jour de manifestation à Rennes (19 mai 2016, NDLR), c'est purée et boudin pour la CRS 7. Dans un des camions, Citron, Bouboule, Machine de guerre (les surnoms qu'ils se donnent entre eux, NDLR), leur lieutenant et leur capitaine engloutissent leur déjeuner sans vraiment le déguster. Depuis le début de la semaine, eux et les 72 autres policiers de la compagnie de Deuil-la-Barre (Val-d'Oise) ont posé leurs baluchons dans la capitale bretonne. Leur mission : venir en renfort pour encadrer les manifestations contre la loi travail, mais aussi pour endiguer la violence des casseurs.

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Depuis deux mois, la capitale bretonne est le théâtre d'une violence inouïe. « Des scènes de guérilla urbaine », selon les mots du préfet d'Ille-et-Vilaine. Bon nombre de rassemblements se sont terminés en affrontement entre force de l'ordre et casseurs. Face aux lacrymogènes, flashball et canon à eau de la police, les pavés, bombes artisanales et bouteilles d'acide des casseurs. Les habitants et les commerçants n'en peuvent plus. Les CRS et les gendarmes mobiles doivent donc barrer l'accès au vieux Rennes pour éviter un nouveau saccage comme celui du 13 mai dernier.

« Je luis mens, je lui dis que tout va bien »

Dans le camion d'à côté, un...

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