Les CRS en grogne obtiennent une revalorisation de leur indemnité

le
6
Les CRS en grogne obtiennent une revalorisation de leur indemnité
Les CRS en grogne obtiennent une revalorisation de leur indemnité

Le mouvement de grogne des CRS devrait bientôt se terminer. Sur fond de plan Vigipirate renforcé depuis les attentats de janvier, le gouvernement et les syndicats de policiers ont signé ce samedi un protocole d'accord sur les indemnités des forces mobiles. Il prévoit «une augmentation exceptionnelle de l'indemnité journalière d'absence temporaire (IJAT) perçue par les CRS et les gendarmes mobiles en déplacement, selon un calendrier pluriannuel», a annoncé dans un communiqué Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur.

«Le taux de l'IJAT servie en métropole, inchangé depuis 2002 (30 euros), sera porté à 33 euros au 1er juillet prochain, puis à 35 et 39 euros au 1er janvier des années 2016 et 2017, soit une revalorisation sans précédent de 30% du taux en vigueur», précise le ministre de l'Intérieur.

«Depuis plusieurs mois, les forces mobiles de la police et de la gendarmerie nationales (compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) sont soumises à un rythme d'emploi très élevé du fait d'une actualité dense», souligne le ministre, citant notamment «les gardes et surveillances des points sensibles induites par une menace terroriste élevée» et «la gestion des flux migratoires en provenance de la Méditerranée centrale».

«Une avancée historique pour les CRS»

A plusieurs reprises, des compagnies entières de CRS se sont mises collectivement en arrêt maladie, pour manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate, qui les «épuise», et pour demander une revalorisation de l'IJAT, destinée notamment à compenser l'absence du foyer familial. Vendredi, plus de 80 policiers de deux compagnies de CRS se sont fait «porter pâles», alors qu'ils devaient assurer la sécurité du déplacement de François Hollande à Nantes, en Loire-Atlantique.

Le ministère avait engagé depuis deux mois des concertations avec les syndicats pour déterminer les modalités d'une revalorisation ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ljay1 le mercredi 17 juin 2015 à 10:16

    Ils ont raison... A leur place avec les moyens de pression qu'ils ont, ils pourraient demander bien mieux et comme le PDG de la FNAC 11 millions... car sans eux ils n'y a plus d'état... et la chienlit à la porte...

  • M3366730 le dimanche 14 juin 2015 à 19:21

    C'est tout l'état socialiste dans sa splendeur : "cela ne coûte rien, c'est l'état qui paie"...... et si les choses étaient mieux géré cela n'arriverai pas à ce point. Lundi je vais voir mon patron et lui demander une revalorisation de 30% de mon salaire sur 3 ans

  • bearnhar le dimanche 14 juin 2015 à 13:11

    Ces gens le meritent sinon cette société part dans le n'importe quoi, beaucoup n'attendent que cela pour procéder à des pillages et des vols, des agressions, à grande échelle.

  • M9941825 le dimanche 14 juin 2015 à 09:47

    La mobilité fait partie du métier : pourquoi là rémunérer en plus ?

  • kram123 le dimanche 14 juin 2015 à 09:45

    les défenseurs mercenaires du pouvoir en place auront tjs gain de cause et seront tjs mieux payé qu un cadre ds le privé...garantir des privilèges et des haut salaires permet de rendre éternel une république bananière contrairement au milieu hospitalier...

  • M2286010 le dimanche 14 juin 2015 à 06:38

    L'habituel mode de gestion par l'Etat des ressources humaines: ceux qui ouvrent leur gu...le ont ce qu'ils veulent (les C.R.S. l'ont bien mérité). En conclusion les plus nuisibles sont les mieux traités : dockers, EdF, aiguilleurs du ciel, etc...