Les créanciers de la Grèce se rapprochent d'un accord

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LES CRÉANCIERS INTERNATIONAUX DE LA GRÈCE PROCHES D'UN ACCORD
LES CRÉANCIERS INTERNATIONAUX DE LA GRÈCE PROCHES D'UN ACCORD

ATHENES (Reuters) - Les créanciers internationaux de la Grèce se sont entendus sur de nouvelles mesures de réduction de la dette grecque, mais il reste à trouver un compromis sur 10 milliards d'euros pour obtenir l'approbation du Fonds monétaire international (FMI), a fait savoir vendredi un responsable gouvernemental grec.

"Le FMI a accepté que la dette grecque soit considérée comme soutenable si elle atteint 124% du produit intérieur brut (PIB) en 2020", a expliqué à Reuters cette source, soulignant que le fonds assouplit ainsi l'objectif précédent d'une dette à 120% du PIB.

"L'Eurogroupe a déjà trouvé un terrain d'entente pour réduire la dette grecque à 130% du PIB d'ici 2020, donc il reste l'équivalent de 5 à 6 points de pourcentage du PIB à négocier, soit environ 10 milliards d'euros", a-t-elle ajouté.

Une deuxième source a confirmé la nouvelle position du FMI sur le niveau de dette jugé soutenable mais a estimé en revanche que les négociations en suspens portaient sur un montant probablement bien supérieur à 10 milliards d'euros.

Le responsable gouvernemental n'a pas révélé quelles mesures les créanciers internationaux ont identifié pour réduire leur estimation sur la dette publique, qui jusqu'ici laissait présager d'une dette à 144% du PIB en 2020.

Selon les prévisions d'Athènes, la dette devrait atteindre 340,6 milliards d'euros, soit 175,6% du PIB, à la fin de l'année 2012 et devrait s'élever à 357,7 milliards d'euros, soit près de 191% du PIB, en 2015.

Les bailleurs de fonds internationaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une aide d'urgence à la Grèce lors du sommet de l'Eurogroupe qui a eu lieu en début de semaine et se réuniront donc de nouveau lundi prochain.

Selon un document rédigé en vue de la dernière réunion, qui avait été consulté par Reuters, ramener la dette grecque à 120% du PIB d'ici 2020 supposerait que les pays de la zone euro acceptent de passer en perte une partie de leurs prêts à Athènes, ce que refusent l'Allemagne et d'autres membres de la zone euro.

Selon l'une des propositions évoquées par des responsables et par le document préparatoire, environ dix milliards d'euros de dettes pourraient être rachetés à un taux entre 0,30 et 0,35 euro pour chaque euro de dette détenu.

Parmi les autres solutions envisagées, un moratoire sur le versement des intérêts ou encore un rallongement de l'échéance des prêts.

Harry Papachristou, Catherine Monin pour le service français, édité par Tangi Salaün

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