Les craintes sur la zone euro réduisent l'appétit pour le risque

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(NEWSManagers.com) - L'appétit des investisseurs pour le risque a nettement diminué avec le regain d'inquiétudes sur la situation de la zone euro. Début avril, 54% des investisseurs estimaient que les problèmes de dette souveraine dans la zone euro constituaient le risque extrême numéro un, contre 38% en mars, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 5 et 12 avril auprès d'un échantillon de 256 participants à la tête de 706 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Pour 63% de l'échantillon, l'Espagne devrait nous réserver une mauvaise surprise en 2012, contre 50% en mars. La France arrive juste derrière l'Espagne, avec 56% du panel prévoyant un événement négatif contre 52% en mars.

Dans ce contexte, les investisseurs ont revu à la hausse leur poche cash, 24% d'entre eux étant surpondérés en avril contre seulement 6% en mars. Les allocataires surpondérés en actions ne sont plus que 26% contre 33% en mars. Les investisseurs ont accru leur exposition sur la pharmacie, un secteur anti-cyclique, tout en réduisant leurs positions sur les matériaux.

Les investisseurs ne sont plus que 20% en avril à prévoir une amélioration de la croissance économique mondiale dans les douze prochains mois, contre 28% en mars. En Europe, les investisseurs sont 24% à tabler sur une détérioration économique dans les douze prochains mois, alors qu'ils étaient équitablement partagés sur les perspectives européennes il y a encore un mois. Ils sont également partagés sur l'issue des élections présidentielles, 40% prévoyant la victoire pour Nicolas Sarkozy, 39% pour François Hollande.

L'optimisme déclinant sur les perspectives économiques incite les investisseurs à prévoir un nouvel assouplissement quantitatif des deux côtés de l'Atlantique. Seulement 36% des participants au panel mondial ne comptent pas sur un assouplissement quantitatif de la part de la Réserve fédérale, contre 47% en mars. Parallèlement, 44% des investisseurs s'attendent à un nouvel assouplissement quantitatif de la part de la Banque centrale européenne avant la fin du troisième trimestre, contre 34% en mars.

Les investisseurs se sont montrés par ailleurs plutôt optimistes sur les perspectives aux Etats-Unis, avec 27% des allocataires du panel mondial affichant une surpondération sur les actions américaines contre seulement 14% en mars. Et 18% des investisseurs envisagent de surpondérer les actions américaines contre seulement 2% en mars. Cela dit, les investisseurs américains sont plus prudents sur les perspectives de leur économie, 8% du panel basé aux Etats-Unis prévoyant une amélioration de la conjoncture au cours des douze prochains mois contre 29% en mars.

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