Les couacs au gouvernement, c'est terminé, dit Jean-Marc Ayrault

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PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait écho mardi au président François Hollande en affirmant que les "couacs" provoqués par certains ministres de son gouvernement, c'était "terminé".

Invité sur Europe 1, le chef du gouvernement s'est dit déterminé à mettre en oeuvre le programme du chef de l'Etat sans se préoccuper de son sort personnel, s'il devait échouer.

Ces dernières semaines ont été marquées par une impression de cacophonie au gouvernement, où des ministres ont fait des déclarations intempestives ou fait publiquement part de certains désaccords.

"Quelques-uns ont fait leur apprentissage et parfois se sont laissé aller à des commentaires qui n'avaient pas grand-chose à voir avec leur ministère", a dit Jean-Marc Ayrault.

"C'est terminé. Je crois que les choses sont claires", a-t-il ajouté. "Ce qui compte, c'est de se concentrer sur la mission qui est la nôtre".

Sa formule rappelle celle employée dimanche par François Hollande sur TF1 : "C'est fini".

Le Premier ministre a dit être conscient que son sort pourrait être lié au succès, ou non, de la mise en oeuvre de "l'agenda du redressement 2014" fixé par François Hollande.

"Bien sûr, quand on est Premier ministre, je le sais depuis le début", a-t-il dit. "Mais je ne me pose pas chaque matin la question, 'qu'est-ce que je pourrais faire pour plaire ou déplaire ?'"

"Je ne suis pas en train de réfléchir à mon sort personnel, ce n'est pas mon sujet", a-t-il insisté.

"J'ai une feuille de route : le programme du président (...) Moi j'ai la responsabilité de la mise en oeuvre de ces engagements. J'ai bien l'intention, sans hésitation, sans état d'âme, avec conviction et détermination, de le faire".

Jean-Marc Ayrault a décrit François Hollande comme un "patron".

"Le président veut rester simple et en même temps il veut incarner une fonction", a-t-il dit. "À l'Elysée il y a un patron, un président. Cela va permettre d'avancer car ce que nous voulons c'est réussir, pas pour nous, mais pour la France."

En cette rentrée difficile, quatre mois après l'entrée en fonction du nouvel exécutif, "on est passé à un étape différente", a encore estimé le Premier ministre.

"Le président assume avec courage, sincérité mais détermination la mission qu'il s'est fixée et que les Français lui ont confié : le redressement du pays dans la justice", a-t-il ajouté.

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

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  • M6486201 le mardi 11 sept 2012 à 17:26

    le PS un exemple pour tous, un exdélinquant autoproclamé va remplacer une première secrétaire élue en trichant!!!! ET CELA DONNE DES LEÇONS A TOUT LE MONDE!!!!

  • docteur7 le mardi 11 sept 2012 à 14:53

    Eh bordo, il me semble qu'en matière de bovarisme, la droite nous a coulé plusieurs bronzes de la même farine, non ! A commencer par le plus agité d'entre eux (la crise, c'est fini ! le capitalisme, c'est fini ! j'irai chercher la croissance avec les dents ! je vais moraliser les activités bancaires ! j'en passe et non des moindres.)

  • bordo le mardi 11 sept 2012 à 11:20

    Moi j'aime bien socialistes. Ils ont une maladie qui s'appelle le bovarysme. Cela consiste à préférer la vie rêvée à la vie vécue. J'adore leur déclarations rêveuses et définitives, ou plutôt leurs incantations "Inverser la courbe du chômage", "les couacs c'est fini", "la route du fer est coupée". J'adore.

  • M6749774 le mardi 11 sept 2012 à 10:40

    Allons mes enfants on va être bien sages . C'est ça le gouvernement de la France ! Pour ce qui concerne le programme, vous allez voir ce que vous allez voir, on voudrait bien commencer à voir.

  • jbellet le mardi 11 sept 2012 à 10:20

    le premier ministre a acheté des muselières

  • farouxfr le mardi 11 sept 2012 à 09:46

    Les mots sont bien la fausse monnaie de l'intelligence !(A.Rieunier)