Les Coptes pris entre le sabre et le croissant

le
0
Les chrétiens d'Égypte dénoncent les promesses non tenues des militaires et craignent l'arrivée au pouvoir des islamistes.

Les uns après les autres, les fidèles s'agenouillent et baisent avec ferveur les phalanges de l'évêque Kirolus. Comme chaque année, en ce jour de Noël, le chef du clergé copte de Naga Hamadi, ville de Haute-Égypte, à une centaine de kilomètres de Louxor, reçoit les familles de la communauté dans un monastère situé en rase campagne, protégé par de hautes murailles. L'homme d'église est entouré de notables locaux, musulmans et chrétiens confondus. «Vous pouvez voir que toute l'Égypte est là!», se félicite l'évêque. Assis à côté de lui, le chef de la police locale égrène son chapelet, signe de son appartenance à l'islam, le sourire ostensible. «La situation est tout à fait normale», assure l'officier.

Près d'un an après la révolution, ces tentatives pour dissimuler les tensions confessionnelles ne suffisent plus à rassurer les Coptes de Naga Hamadi, qui représentent environ 30 % des 500.000 habitants de cette ville tristement célèbre depuis Noël

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant