Les copropriétaires parisiens paient plus de 2000 euros de charges par an

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La Fnaim Île-de-France publie pour la première fois un observatoire des charges de copropriété basé sur les comptes des syndics et non à partir de leurs déclarations.

2167 euros: c'est le montant moyen des charges payées chaque année par les copropriétaires parisiens, selon une étude réalisée par la Fnaim Paris Île-de-France. Cette somme représente en moyenne 32,90 euros par m2 entretenu, en tenant compte des parties communes. L'orginalité de cette étude est qu'elle se base pour la première fois sur les comptes des copropriétés - 1776 immeubles ont été passés en revue -, approuvés par les copropriétaires et validés par huissier, et non sur les seules déclarations des syndics. Une méthodologie qui devrait en principe garantir une meilleure fiabilité des résultats.

«L'objectif est d'informer les copropriétaires de leur situation par rapport à un indice calculé tous immeubles confondus: s'ils paient le double, ils peuvent se poser des questions, explique à l'AFP Gilles Ricour de Bourgies, président de la Fnaim Paris Île-de-France. C'est aussi un outil utile aux professionnels, qui pourront se positionner par rapport à leurs confrères et aller chercher des références pour améliorer leur gestion». La Fnaim devrait affiner son observatoire lors de ses prochaines publications.

Une hausse de 15% en trois ans

Selon ce premier baromètre, le gardiennage est ce qui coûte le plus cher aux copropriétaires parisiens. La présence d'un gardien dans l'immeuble représente en effet 970 euros de charges sur les 2167 payées annuellement. Le second poste de dépense est le chauffage collectif (610 euros en moyenne), suivi par les frais occasionnés par la présence d'un ascenseur (182 euros), dont 70% des immeubles étudiés sont équipés. Les honoraires des syndics représentent de leur côté 155 euros par an en moyenne. Une répartition légèrement différente de celle constatée en 2012 par l'association des responsables de copropriété. À Paris, les frais de gestion étaient en effet supérieurs au coût d'un ascenseur, et le chauffage représentait le budget le plus élevé.

L'association dénonçait surtout des charges en hausse constante: + 6,1% en 2012 et +15% au total sur trois ans! «C'est beaucoup trop, quand on compare par exemple à l'évolution de l'inflation, qui est de moins de 7% sur la même période», déplore-t-elle. Les copropriétés dotées d'un chauffage collectif sont les plus touchées, son coût ayant grimpé de plus 11% sur la seule année dernière. À Paris, les charges sont par ailleurs plus élevées d'environ 10% à Paris, par rapport à la province.

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  • sidelcr le mercredi 13 nov 2013 à 11:41

    A Paris pratiquement pas d'impôts locaux , ils peuvent payer . Par contre pour les gens de banlieue ... ils ont la totale ..................

  • M7954176 le mercredi 13 nov 2013 à 11:29

    vous croyez qu'en province, on est épargné????, ils ont qu'à venir à la campagne...tout est gratuit,plus de services publics,on s'éclaire à la bougie, on se chauffe au bois de la forêt proche, on mange les produits de son jardin et du petit producteur local...la belle vie en sorte,ya plein de maisons vides, on les attend.........