Les contrefaçons pèsent près de 500 milliards de dollars-OCDE

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    PARIS, 18 avril (Reuters) - Le commerce des biens 
contrefaits ou piratés a représenté 2,5% des importations dans 
le monde en 2013, soit 461 milliards de dollars ou l'équivalent 
du PIB de l'Autriche, selon une étude publiée lundi par l'OCDE 
(Organisation de coopération et développement économiques) et 
l'EUIPO (Office de l'Union européenne pour la propriété 
intellectuelle). 
    Son poids est plus important encore dans les importations 
des pays développés, étant estimé à 5% du total des importations 
de l'Union européenne (116 milliards de dollars). 
    Ces estimations se fondent sur un demi-million de saisies 
douanières effectuées entre 2011 et 2013, précise l'OCDE. Elles 
n'incluent pas cependant les produits contrefaits fabriqués et 
consommés localement ainsi que le piratage en ligne. 
    Dans de précédentes études sur la question, basées sur des 
statistiques moins complètes, l'OCDE estimait que les 
marchandises de contrefaçon représentaient 1,9% du commerce 
mondial en 2005 puis 1,8% en 2007. 
    Les marques américaines, italiennes, françaises et suisses 
sont les plus touchées par les contrefaçons, qui concernent de 
nombreux types de produits, allant des chaussures, sacs à main, 
parfums, vêtements et montres, jusqu'aux pièces de machines et 
produits chimiques mais aussi des fruits. 
    L'OCDE souligne que, outre leur impact économique et social, 
 des copies peuvent mettre en danger la santé des consommateurs 
quand il s'agit de pièces automobiles, de médicaments, de 
jouets, de laits pour bébé ou d'instruments médicaux. 
    La Chine reste de loin le premier producteur de 
contrefaçons, ses produits représentant 63,2% des saisies 
totales, devant la Turquie (3,3%) et Singapour (1,9%). Mais les 
entreprises chinoises les plus innovantes sont elles aussi 
victimes de ces pratiques. 
    Les envois postaux sont le principal mode d'expédition des 
copies, avec 62% des saisies effectuées entre 2011 et 2013, une 
proportion qui témoigne de l'importance croissante du commerce 
en ligne dans les échanges internationaux, relève le rapport. 
    Les produits contrefaits empruntent des itinéraires 
complexes, qui les font passer par les plus grandes 
plates-formes d'échanges mondiales, comme Hong Kong et 
Singapour, et des zones de libre échange comme les Émirats 
arabes unis.  
    Ils transitent également par des pays dotés d'une faible 
gouvernance ou en proie à une forte criminalité organisée, comme 
l'Afghanistan et la Syrie. 
    Mais les itinéraires commerciaux varient considérablement 
d'une année sur l'autre, les réseaux de contrefacteurs 
exploitant sans cesse de nouvelles failles. 
     
    Le rapport complet de l'OCDE et de l'EUIPO : http://www.oecd.org/governance/trade-in-counterfeit-and-pirated-goods-9789264252653-en.htm 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 

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