Les contradictions de Gingrich sur le «capitalisme sauvage»

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Le candidat républicain qui fustige la carrière «immorale» de son rival Mitt Romney à la tête d'un fonds de capital-investissement aurait pourtant gagné des centaines de milliers de dollars grâce à cette industrie.

Newt Gingrich aurait-il la mémoire sélective? Cela fait plusieurs semaines que le candidat à l'investiture républicaine multiplie les attaques contre la carrière «immorale» de son rival Mitt Romney à la tête de Bain Capital. Or voilà que la presse dégote dans son CV à lui des expériences professionnelles qui ne dénotent pas franchement d'une aversion pour le principe du capital-investissement. Cette branche de la finance controversée consiste à acheter à bas prix et à crédit, par des opérations nommées LBO (leverage buy out), des entreprises en difficulté pour les restructurer, notamment à travers des suppressions de postes et des délocalisations, et enfin les revendre quelques années plus tard à profit.

Après avoir quitté la présidence de la Chambre des représentants en 1999, Newt Gingrich a en effet siégé pendant deux ans dans le comité consultatif du fonds de capital investissement Forstmann Little&Co. Selon le New York Times, il a même investi ...

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