Les constructeurs plus légitimes pour la voiture autonome-Etude

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    * Européens et Américains font davantage confiance aux 
constructeurs traditionnels 
    * Chinois, Brésiliens et Mexicains plébiscitent Google et 
Apple 
    * Le Cetelem voit une croissance du marché auto de 3,6% en 
2016, +2,4% en Europe, +3,1% en France, +7,2% en Chine 
 
    PARIS, 17 décembre (Reuters) - Si les automobilistes sont en 
majorité prêts à acheter ou utiliser une Google Car ou une Apple 
Car, une fois que ces voitures autonomes seront commercialisées, 
ils sont encore plus nombreux à estimer qu'il revient aux 
constructeurs automobiles actuels de faire évoluer les véhicules 
traditionnels, selon une étude publiée jeudi. 
    Le dernier Observatoire Cetelem de l'automobile montre que 
55% des automobilistes interrogés à travers 15 pays sont prêts à 
acheter une voiture telle que le prototype de Google  GOOG.O  ou 
le futur projet d'Apple  AAPL.O . Mais ils sont aussi 62% à 
penser que les constructeurs automobiles installés restent les 
plus légitimes pour faire évoluer la voiture traditionnelle vers 
la voiture connectée, malgré d'importantes disparités 
géographiques. 
    "Il y a un lien avec l'histoire automobile des pays et un 
clivage entre pays émergents et pays développés", commente 
Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire. "Ce sont les vieux 
pays de l'automobile qui sont les plus convaincus que c'est le 
rôle, le job normal des constructeurs. Dans les pays émergents, 
la perception des Google et Apple est beaucoup plus positive à 
cet égard." 
    Neuf Chinois sur dix se disent ainsi prêts adopter une 
voiture conçue par un des deux géants de la Silicon Valley, et 
huit sur dix font cette réponse au Brésil et au Mexique. 
    Sur le sol européen, le pourcentage tombe à 37% en France, 
33% en Allemagne et 28% en Grande-Bretagne. Au Japon, seuls 37% 
des automobilistes se disent prêts à franchir le pas avec l'un 
des deux géants californiens, et aux Etats-Unis, pourtant patrie 
de Google et d'Apple, cette séduction fonctionne à seulement 
27%, selon l'étude. 
    La bataille entre géants technologiques sans expérience 
automobile, et géants automobiles moins agiles avec les 
nouvelles technologies, est au coeur d'une révolution dont les 
personnes interrogées répondent en moyenne qu'elle sera réalité 
sur les routes dans six ans et demi. 
    "Quand on pense que plus de la moitié des automobilistes 
répondent oui à une voiture qui n'existe pas encore à la vente, 
c'est assez incroyable", ajoute Flavien Neuvy. "Google et Apple 
séduisent rien qu'avec leur marque, leur nom, et cela doit 
interpeller l'ensemble de la profession automobile." 
    L'Observatoire rappelle que ce véhicule du futur ouvrira de 
nouveaux horizons pour le transport partagé et pour le 
déplacement des enfants trop jeunes ou des personnes trop âgées 
pour conduire. Et ce malgré l'hostilité des adeptes du plaisir 
de la conduite (9% seulement des réponses) ou les craintes liées 
à la protection de la vie privée, palpables surtout en France et 
aux Etats-Unis, tant ce type de voiture sera connecté en 
permanence à l'environnement extérieur. 
    En attendant l'arrivée des véhicules autonomes - et 
l'indispensable évolution de la réglementation qui 
l'accompagnera car il est toujours interdit à ce jour de quitter 
des yeux la route et de lâcher son volant - l'Observatoire 
Cetelem prévoit en 2016 un ralentissement de la croissance des 
ventes de voitures neuves en Europe, à +2,4% après +8,7% sur les 
onze premiers mois de 2015.  ID:nL8N1440JA  
    Il anticipe également l'an prochain une amélioration en 
Chine, à +7,2%, une hausse de 3,1% du marché français et au 
total, une croissance de 3,6% du marché automobile mondial. 
 
 (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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