Les constructeurs plus légitimes pour la voiture autonome

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LES CONSTRUCTEURS PLUS LÉGITIMES POIUR LA VOITURE AUTONOME
LES CONSTRUCTEURS PLUS LÉGITIMES POIUR LA VOITURE AUTONOME

PARIS (Reuters) - Les automobilistes sont en majorité prêts à acheter ou utiliser une Google Car ou une Apple Car, quand ces voitures autonomes seront commercialisées, mais ils sont encore plus nombreux à estimer qu'il revient aux constructeurs automobiles actuels de faire évoluer les véhicules traditionnels, selon une étude publiée jeudi.

Le dernier Observatoire Cetelem de l'automobile montre que 55% des automobilistes interrogés dans 15 pays sont prêts à acheter une voiture telle que le prototype de Google ou le futur projet d'Apple. Mais ils sont aussi 62% à penser que les constructeurs automobiles installés restent les plus légitimes pour faire évoluer la voiture traditionnelle vers la voiture connectée, malgré d'importantes disparités géographiques.

"Il y a un lien avec l'histoire automobile des pays et un clivage entre pays émergents et pays développés", commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire. "Ce sont les vieux pays de l'automobile qui sont les plus convaincus que c'est le rôle, le job normal des constructeurs. Dans les pays émergents, la perception des Google et Apple est beaucoup plus positive à cet égard."

Neuf Chinois sur dix se disent ainsi prêts adopter une voiture conçue par un des deux géants de la Silicon Valley, et huit sur dix font cette réponse au Brésil et au Mexique.

Sur le sol européen, le pourcentage tombe à 37% en France, 33% en Allemagne et 28% en Grande-Bretagne. Au Japon, seuls 37% des automobilistes se disent prêts à franchir le pas avec l'un des deux géants californiens, et aux Etats-Unis, pourtant patrie de Google et d'Apple, cette séduction fonctionne à seulement 27%, selon l'étude.

NOUVEAUX HORIZONS

La bataille entre géants technologiques sans expérience automobile et géants automobiles moins agiles avec les nouvelles technologies est au coeur d'une révolution dont les personnes interrogées répondent en moyenne qu'elle sera réalité sur les routes dans six ans et demi.

"Quand on pense que plus de la moitié des automobilistes répondent oui à une voiture qui n'existe pas encore à la vente, c'est assez incroyable", ajoute Flavien Neuvy. "Google et Apple séduisent rien qu'avec leur marque, leur nom, et cela doit interpeller l'ensemble de la profession automobile."

L'Observatoire rappelle que ce véhicule du futur ouvrira de nouveaux horizons pour le transport partagé et pour le déplacement des enfants trop jeunes ou des personnes trop âgées pour conduire. Et ce malgré l'hostilité des adeptes du plaisir de la conduite (9% seulement des réponses) ou les craintes liées à la protection de la vie privée, palpables surtout en France et aux Etats-Unis, tant ce type de voiture sera connecté en permanence à l'environnement extérieur.

En attendant l'arrivée des véhicules autonomes - et l'indispensable évolution de la réglementation qui l'accompagnera car il est toujours interdit à ce jour de quitter des yeux la route et de lâcher son volant - l'Observatoire Cetelem prévoit en 2016 un ralentissement de la croissance des ventes de voitures neuves en Europe, à +2,4% après +8,7% sur les onze premiers mois de 2015.

Il anticipe également l'an prochain une amélioration en Chine, à +7,2%, une hausse de 3,1% du marché français et au total, une croissance de 3,6% du marché automobile mondial.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • fquiroga il y a 12 mois

    La fin des P.V.....

  • 14rc259 il y a 12 mois

    Déja que l'électronique entraine des problèmes de fiabilité sur les voitures de maintenant, quand tout sera électronique, bonjour les problèmes. C'est vrai que certains conducteurs ne sont pas capables de s'apercevoir qu'il pleut ni que la luminosité à changer.