Les constructeurs autos investissent dans la mobilité du futur

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    par Joseph White et Paul Lienert 
    DETROIT, 26 mai (Reuters) - Les constructeurs automobiles 
sont de plus en plus nombreux à s'associer à des entreprises 
dans le domaine des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), 
du covoiturage ou de l'autopartage afin de s'assurer une place 
de choix dans le nouveau paysage de la mobilité. 
    Les grands groupes considèrent maintenant ce secteur en 
plein essor comme un débouché prometteur pour toutes sortes de 
véhicules, notamment hybrides et électriques, soulignent  
industriels et analystes. 
    Des liens avec des services d'autopartage ou des loueurs 
permettent en outre aux constructeurs de présenter leurs 
nouveaux modèles à des clients potentiels.  
    Les entreprises du secteur de la technologie sont également 
très prisées parce qu'elles donnent accès à de nombreuses 
données sur la clientèle ainsi qu'à des moyens sophistiqués pour 
les analyser. 
    Les unions sont profitables aux deux parties puisque les 
entreprises de la Silicon Valley peuvent ainsi obtenir des 
constructeurs de l'argent frais et l'accès au savoir-faire de 
leurs ingénieurs, sans parler de rabais pour des véhicules pour 
leurs employés. 
    Les exemples de ces rapprochements ne manquent pas, le 
dernier étant un investissement non précisé de BMW iVentures, la 
branche capital-risque de BMW  BMWG.DE , dans Scoop, une 
start-up californienne d'autopartage par le biais de 
smartphones. 
    Cette semaine également, Toyota Motor  7203.T  a annoncé son 
intention d'investir dans les services de réservation de VTC 
d'Uber  UBER.UL .   
     
    CHACUN Y TROUVE SON COMPTE  
    En début d'année, General Motors  GM.N  avait annoncé qu'il 
allait investir 500 millions de dollars (448 millions 
d'euros)dans Lyft, le grand rival d'Uber aux Etats-Unis. 
  
    Ford  F.N , Daimler  DAIGn.DE  et d'autres ont dévoilé 
récemment des initiatives similaires. 
    Les constructeurs "veulent s'assurer qu'ils sont dans la 
partie", explique Mark Short, du cabinet Ernst & Young, qui 
conseille les constructeurs pour ce type de transaction. "Pour 
être dans la partie, il faut investir dans ces entreprises". 
    Chacun y trouve son compte. Uber, par exemple, "sait très 
peu de choses des voitures, de comment elles sont fabriquées, de 
comment elles fonctionnent", explique Jan Dawson, analyste en 
technologie pour Jackdaw Research. 
    Uber et Toyota vont désormais pouvoir travailler ensemble 
sur des voitures autonomes, chacun profitant des compétences et 
de l'expérience de l'autre. 
    Les entreprises de VTC sont par ailleurs un débouché naturel 
et une vitrine parfaite pour les véhicules électriques ou 
hybrides, souvent considérés comme trop chers par les 
particuliers.  
    Offrir des rabais de la part de constructeurs pour les  
chauffeurs d'entreprises comme Uber ou Lyft devient en outre une 
activité très lucrative. Uber Vehicle Solutions, spécialisé dans 
l'achat ou le leasing de véhicules, fait ainsi état de 50.000 
clients à fin décembre pour des transactions dépassant le 
milliard de dollars. 
     
 
 (Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 

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