Les consommateurs souscrivent moins au crédit revolving

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Le recul des ouvertures a été constaté dès 2011. wavebreakmedia /shutterstock.com
Le recul des ouvertures a été constaté dès 2011. wavebreakmedia /shutterstock.com

(Relaxnews) - Les lois Lagarde et Hamon, qui encadrent la pratique du crédit nouvelable, ont rencontré l'effet escompté : les Français ne contractent plus ce prêt de manière systématique. D'après un bilan dressé par l'Association française des sociétés financières ce lundi 15 décembre, le nombre d'ouvertures annuelles a baissé de 16% entre 2010 et 2014.

En 2010, lorsque la loi Lagarde réforme le crédit à la consommation, le prêt renouvelable est pointé du doigt. Le fonctionnement de ce crédit, dont la réserve se reconstitue à mesure que les remboursements sont effectués, était le cheval de bataille des associations de consommateur, qui l'accusaient d'être à l'origine de nombreuses situations de surendettement. 

Plus de quatre ans après le passage de ce texte législatif, qui a bénéficié de nouvelles règles avec la loi Hamon, le résultat est sans appel : les consommateurs passent moins souvent par la case "crédit revolving". Le recul des ouvertures a été constaté dès 2011. Par ailleurs, les prêts renouvelables dont le montant d'autorisation est supérieur à 3.000 euros ont vu leurs ouvertures chuter de 50% entre 2010 et 2014. 

Dans le même temps, les consommateurs ont été réceptifs quant aux risques de ce type de crédit. Les fermetures de compte ont explosé de 60% entre mars 2012 (avec un pic à 7 millions de fermetures) et 2010. "Depuis ce pic, les résiliations de comptes sont encore en année pleine au premier trimestre 2014, supérieures de +30% à leur niveau de 2010" souligne l'ASF. 

Preuve de la fin du succès, la part du crédit renouvelable dans la production totale des crédits à la consommation des établissements spécialisés représentait 40% en 2009. Elle est aujourd'hui de 31% au troisième trimestre 2014. Aussi, les crédits renouvelables sont moins souvent responsables d'un dossier de surendettement, représentant 32% d'entre eux au premier trimestre 2014 contre 42% en 2011.

Et si les consommateurs acceptent toujours ce recours financier, ils préfèrent opter pour de plus petites sommes. Le montant maximum autorisé a reculé de près de 30% entre avril 2011, à 3.160 euros, et mars 2014, à 2.270 euros. À noter que cette autorisation ne signifie pas que les emprunteurs utilisent obligatoirement la réserve totale. 

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