Les conseillers en gestion de patrimoine marquent des points

le
0
Ils séduisent de plus en plus les Français, qui en espèrent un conseil plus personnalisé.

 

 

Déboussolés par la crise, déçus par leur banquier, les Français se tournent vers les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Selon la quatrième édition du baromètre du marché des CGPI, réalisé par TNS Sofres pour Cardif, 58% de ces conseillers affirment avoir conquis de nouveaux clients depuis deux ans. Ils dament le pion aux banques à réseau, mais aussi aux banques privées (15% des clients qui les rejoignent ont délaissé un banquier privé). «Sept CGPI sur dix estiment que les clients ont évolué avec la crise. Ils investissent de moins en moins les yeux fermés et sont plus exigeants», explique Frédéric Chassagne, directeur du planning stratégique à TNS Sofres. Ces clients plutôt jeunes (41% ont moins de 50 ans), souvent chefs d'entreprise, professions libérales ou cadres supérieurs, se soucient avant tout d'investir à long terme, de préparer leur retraite et de constituer un capital. «En assurance-vie, ils privilégient la sécurité. Pour eux, le premier critère de choix d'un contrat est la solidité de la compagnie d'assurances (56%), avant la qualité de la gamme financière (37%), le taux servi (25%) ou les frais », observe Frédéric Chassagne. S'ils poussent la porte des cabinets des CGPI, c'est avant tout pour recevoir un conseil patrimonial de qualité.

Cette année la collecte s'essouffle

Pourtant, crise oblige, les CGPI collectent moins de capitaux qu'autrefois: 2,7milliards d'euros cette année, contre 3,5 milliards en 2008. Leur rémunération, constituée pour l'essentiel de commissions versées par les assureurs et les gestionnaires de sicav (pour l'épargne qu'ils ont placée chez eux), en pâtit. Facturer des honoraires de conseil est de plus en plus tentant. Ils sont nombreux à le faire désormais (66 % contre 63% il y a quelques années). Mais pour des montants limités, et souvent seulement à l'occasion d'un bilan patrimonial. En moyenne, cela ne représente que 26 % de leurs recettes. «Les Français demandent du conseil, mais ne sont pas prêts à le payer», remarque Roger Mainguy, directeur des réseaux et des partenariats Cardif.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant