Les conflits miniers se multiplient avec les Aymaras

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Les populations craignent que l'exploitation du cuivre ou de l'or pollue l'eau et les terres sur lesquelles ils font paître leurs troupeaux. Elles ont le sentiment de supporter les conséquences néfastes de la mine, pendant que les profits vont à l'État péruvien.

«Les Aymaras ont occupé notre ville pendant une semaine, se rappelle dans un sanglot Alberta. Nous ne pouvions plus sortir, même les enfants ne pouvaient plus aller à l'école !» La cité de Puno, au bord du lac Titicaca, est habituellement une ville touristique paisible et agréable perchée à 3 800 mètres d'altitude. Ses habitants appartiennent pour la plupart à l'ethnie des Aymaras. Mais quand on dit «les Aymaras», il s'agit de ceux qui n'habitent pas la ville. «Ils» sont en grève illimitée pour obtenir l'arrêt de plusieurs projets miniers. Les populations craignent que l'exploitation du cuivre ou de l'or pollue l'eau et les terres sur lesquelles ils font paître leurs troupeaux. Ces montées de colère sont de plus en plus fréquentes au Pérou, dont l'économie dépend à plus de 50 % de l'activité minière. Les exemples de dégradations irréversibles du milieu naturel dues à une extraction irraisonnée des minerais sont nombreux.

Les Aymaras ont le sentimen

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