Les confidences de Jean-Louis Debré

le
0
Le président du Conseil constitutionnel a révolutionné l'institution.
Le président du Conseil constitutionnel a révolutionné l'institution.

Jean-Louis Debré reçoit, écharpe bleu électrique autour du cou, dans son vaste bureau envahi par les dossiers. Il fait un froid polaire ! Depuis qu'il est président du Conseil constitutionnel (il a pris ses fonctions le 5 mars 2007), il a mis fin à "l'opulence". Fini, le chauffage à volonté, l'abondance de petit personnel pour faire le ménage, la cuisine ou conduire les voitures. Rationalisé, le budget a baissé de 13,5 % en 5 ans. Créé par De Gaulle en 1958, le Conseil est passé sous son égide d'une sorte de maison de retraite pour anciens présidents à un pilier majeur de nos institutions, qui peut être saisi par tous les citoyens et retoquer les réformes politiques d'envergure. Il semble loin le temps où Roland Dumas, alors président, validait pour "raison d'État" les comptes de campagne d'Édouard Balladur et de Jacques Chirac qui dépassaient pourtant les plafonds autorisés. Le Conseil tranche désormais en toute indépendance, comme lorsqu'il annule l'impôt exceptionnel de 75 % sur la tranche de revenus supérieurs à 1 million d'euros, qu'il annule les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy ou qu'il valide la loi instaurant le mariage pour tous.

Pour Le Point.fr, le président du Conseil revient sur les moments forts de ses années passées à la tête de l'institution. Entretien avec un sage qui n'a pas toujours la langue dans sa poche.

Le Point.fr : À quoi ou à qui pensez-vous quand vous arrivez dans ce bureau ? À votre père...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant