Les confessions d'un maître de l'espionnage français

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Bernard Barbier reçu par Symposium CentraleSupélec à Chatenay Malabry le 18 juin 2016.
Bernard Barbier reçu par Symposium CentraleSupélec à Chatenay Malabry le 18 juin 2016.

Bernard Barbier, l’ancien chef de la direction technique de la DGSE, a levé le voile sur plusieurs secrets d’Etat lors d’une conférence devant les élèves de son ancienne école d’ingénieurs.

C’est une intrusion inespérée dans un monde interdit aux regards extérieurs, celui du renseignement et des guerres secrètes. Face aux élèves de l’école d’ingénieurs CentraleSupélec, dont il est issu, Bernard Barbier, l’un des personnages les plus importants de l’espionnage français des dix dernières années, a levé le voile sur des mystères qu’on pensait insolubles. Au cours de cette causerie, il a ainsi fait œuvre de transparence sur certaines des principales affaires d’espionnage récentes ayant touché la France. Il a brisé des tabous, notamment en relatant l’attaque chinoise sur Areva et en confirmant la responsabilité de la France derrière une attaque informatique mondiale détectée par les services canadiens.

M. Barbier, qui fut de 2006 à 2014 l’homologue du directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, en tant que chef de la direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a commencé sa carrière au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Au sein de la DGSE, il obtient, en 2008, une enveloppe de 500 millions d’euros et 800 nouveaux postes pour l’une des plus formidables révolutions du renseignement français : créer un système de collecte massive de données replaçant la France dans la course à l’espionnage moderne.

De façon surprenante, le contenu de son intervention, faite en juin sur le campus de l’école à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) et dont nous avons pu consulter l’enregistrement filmé, n’a eu aucun écho public. En r...

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