Les conditions de vie des migrants se détériorent dans les Balkans

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GEVGELIJA, Macédoine, 22 novembre (Reuters) - Les conditions de vie de milliers de migrants bloqués dans les Balkans se détériorent avec l'arrivée du froid et des premières neiges. Les pays de la région ont commencé la semaine dernière à filtrer les arrivées, n'autorisant le passage qu'aux réfugiés qui fuient les zones de guerre en Syrie, en Irak et en Afghanistan. ID:nL8N13E2SP Les migrants venus d'Iran, du Pakistan et du Bangladesh, ainsi que d'autres pays d'Asie ou d'Afrique, restent coincés aux frontières. Des Iraniens, empêchés de passer de Grèce en Macédoine, ont annoncé dimanche qu'ils entamaient une grève de la faim. Certains d'entre eux ont bloqué la voie ferrée qui relie les deux pays. "Nous ne retournerons pas en Iran", a déclaré l'un de ces migrants. "Nous sommes des êtres humains, pas des terroristes, juste des gens normaux à la recherche d'une vie meilleure. Si nous avons parcouru des milliers de kilomètres, ce n'est pas pour rester bloqués ici", lance un autre, prénommé Ahmed. Un homme a écrit sur sa poitrine: "tuez-nous ou sauvez-nous". La Macédoine, la Serbie et la Croatie ont décidé de filtrer les passages après que la Slovénie, qui appartient à l'espace Schengen, a affirmé qu'elle refusait désormais d'accueillir les "immigrés économiques". Au moins deux des kamikazes qui ont commis les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts, 350 blessés) ont suivi la route des Balkans avec les migrants pour gagner l'Europe de l'Ouest. La plupart des djihadistes qui ont mené ces attaques étaient cependant de nationalité belge ou de nationalité française. (Kole Casule; Guy Kerivel pour le service français)

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