Les comptes de l'État en rouge mais fiables

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Malgré un déficit record, la Cour des comptes a certifié le budget de l'État de 2010.

Dès septembre 2007, François Fillon déclarait «être à la tête d'un État qui est en situation de faillite». C'est plus que jamais le cas aujourd'hui. À la fin de l'année 2010, dans le bilan de l'État, les passifs excédaient les actifs (immobilier, concessions, actions de sociétés, etc.) de 757 milliards d'euros. Dit autrement, même en vendant toutes ses possessions, l'État ne pourrait pas rembourser ses dettes. C'est ce que révèle le rapport de la Cour des comptes sur l'exécution budgétaire de 2010, publié mercredi.

Ce dérapage de l'endettement de l'État (encore en hausse de 81 milliards l'an passé) n'est que le reflet de l'accumulation, année après année, des déficits. Depuis la crise, le déficit de l'État a été multiplié par quatre, passant de 34,7 milliards en 2007 à 148,8 milliards en 2010.

Certes, l'année dernière a été marquée par des coûts exceptionnels: les investissements d'avenir (34,6 milliards), l'aide à la Grèce (4,4 millia

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