Les comparateurs de prix d'autocars profitent de la loi Macron

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Les décrets du projet de loi, qui prévoit notamment la libéralisation du marché des transports en autocar, seront publiés mi-août. Les comparateurs de prix prennent les devants et proposent déjà aux consommateurs d'identifier les meilleurs tarifs pour des trajets en autocars.

Apeine la loi Macron adoptée, les comparateurs de prix des autocars se placent sur le marché. Les décrets ouvrant à la concurrence le transport de passagers par autocar sur les longues distances en France seront publiés mi-août. A l'instar des comparateurs classiques pour les voyages en train, en voiture ou en avion, des plateformes proposent désormais aux utilisateurs d'identifier le meilleur prix pour leur trajet en autocars.

Pour ça, rien de plus simple. Il leur suffit de préciser leur lieu de départ, leur d'arrivée, leurs dates et parfois le nombre de passagers. Le site propose alors les tarifs les plus avantageux, en fonction des compagnies d'autocars proposant le service. Eurolines-Isilines, Megabus, FlixBus, Starshipper ou encore iDBus, filiale de la SNCF, les opérateurs ont été nombreux à se positionner sur le marché. Une fois son billet choisi, le voyageur n'a plus qu'à cliquer sur le bouton «voir l'offre» avant d'être renvoyé sur le site partenaire pour finaliser l'achat. «Nous sommes payés à la commission, nous touchons donc un pourcentage lorsque le voyageur achète un billet», explique Rémy Mellet, fondateur de la plateforme comparabus.com, lancée fin 2012. Premier sur le marché français, le site a d'abord profité de la loi sur le cabotage, permettant à un car de s'arrêter dans une ville française à condition que la ligne parte vers ou arrive d'une destination internationale. Busbud, compagnie québécoise basée à Montréal, a elle été lancée en 2011 et compare les prix d'autocars dans le monde.

Un aller-retour Paris-Lyon pour 38 euros

D'autres acteurs sont beaucoup plus récents, à l'instar de GoEuro.fr ou de Kelbus.fr qui a fait son apparition en juin dernier. «Le secteur est encore jeune, explique le dirigeant Yann Raoul. Avec la loi Macron, les gens font le choix de prendre l'autocar, et plus seulement de trouver le meilleur moyen de transport». L'avantage? Les prix attractifs. Si vous comptez profiter de ce week-end de vacances pour visiter Lyon, il vous faudra débourser, pour un aller-retour Paris-Lyon du samedi 15 août au lundi 17 août, 48 euros en IdBus. Eurolines propose le même trajet pour 38 euros, tout comme Starshipper. Pour le même trajet en train, l'utilisateur devra débourser au minimum 106 euros.

«Les autocars proposent aussi des lignes directes, note Rémy Mellet. En bus, il est possible de faire directement Reims-Lille sans passer par Paris». Un moyen de transport qui peut se montrer également plus agréable que le covoiturage. «L'organisation est plus simple, pas d'annulation au dernier moment, plus de place, et pas d'obligation de discuter avec le conducteur», ajoute le fondateur de comparabus.com. Mais si le trajet en autocar est idéal pour les petites bourses, il faut savoir se montrer patient. Pour le trajet Paris-Lyon, il faudra par exemple compter en moyenne 13 heures (aller-retour) contre 5h20 pour le train.

Elargir le choix pour les consommateurs

Ces nouveaux acteurs doivent toutefois faire face à la concurrence des comparateurs traditionnels, présents depuis plus longtemps et proposant une offre comparative beaucoup plus large. Certains ont déjà ajouté les autocars à leur moteur de recherche. D'autres, comme Kelbus.fr, issu du site Internet kelbillet.com, préfèrent proposer un service dédié. «Les voyageurs veulent prendre l'autocar. Ils ont donc des critères différents et c'est pourquoi nous avons créé un produit spécifique», explique Yann Raoul. Liligo.com, comparateurs de vols créé en 2006, «a intérêt à intégrer ces nouveaux types de transports pour élargir encore le panel de propositions», explique Mario Gavira, responsable du site. La plateforme a déjà ajouté les offres iDBus dans son moteur de recherche et discute avec les autres opérateurs pour les intégrer. A l'inverse de Kelbillet, Liligo veut «tout intégrer sous une même marque». Le comparateur ne craint pas vraiment la concurrence de ces nouvelles plateformes spécialisées, car «le consommateur cherche tous les choix possibles». «Il y a eu depuis le printemps la création de presque une dizaine de comparateurs de prix de billets d'autocars», estime Rémy Millet. Le site a d'ailleurs intégré les offres de covoiturage à son moteur de recherche, et veut, à terme, «prendre en compte tous les transports».

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