Les compagnies pétrolières menacent le Nigéria

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La production de pétrole du Nigéria pourrait décroitre de 40% d'ici à 2020 si le gouvernement s'obstine à vouloir relever sa taxe sur les hydrocarbures, ont prévenu les compagnies Shell et Exxon lors d'entretiens avec la ministre du Pétrole à Abuja.

Si les compagnies n'investissent pas 100 milliards de dollars dans le développement de l'extraction offshore, la production devrait décliner.

Après deux enquêtes retentissantes sur la filière pétrolière et les détournements qu'elle permet, les autorités nigérianes se sont aperçues que l'impôt sur la production pétrolière était resté basé sur un baril de pétrole à 20 dollars, son tarif de 2003. D'autre part, certains négociants chargent du pétrole en mer dans une zone identifiée sur les documents douaniers comme « au large de Lomé », une astuce qui leur a permis d'éviter de payer la taxe sur les exportations (alors qu'ils partent des eaux nigérianes).

Abuja souhaite récupérer 73% des revenus de ses ressources pétrolières, en ajustant la fiscalité des hydrocarbures, ce qui se traduirait par une hausse de 19,6% de la taxe sur les bénéfices des pétroliers. Les compagnies Chevron, ENI, Total, Shell et Exxon ont refusé ce schéma, qu'elles jugent insoutenable, tandis que la ministre du Pétrole Alison Madueke qualifie ce niveau d'imposition de compétitif et raisonnable. Il correspond à ce que pratiquent la Norvège, l'Indonésie ou l'Angola.

Le Nigéria est le premier producteur de pétrole en Afrique, avec environ 2,4 millions de barils par jour, et l'offshore est la principale zone de développement futur pour l'exploitation pétrolière.

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