Les commerçants tirent un bilan maussade des soldes d'été

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Jour de soldes, le 20 juin à Paris.
Jour de soldes, le 20 juin à Paris.

Les enseignes spécialisées dans les premier prix et les grands magasins ont su tirer leur épingle du jeu, dans un contexte économique et social peu favorable à la consommation.

De la difficulté de faire boire un âne qui n’a pas soif ou de pousser les consommateurs à faire des achats. « La profession n’attendait pas des soldes d’été exceptionnels. Et ils ne l’ont pas été », affirme Pierre-François Le Louët, le nouveau président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. Avec une conjoncture toujours très morose dans l’habillement, ce n’est pas une grande année pour les soldes qui s’achèvent mardi 2 août.

M. Le Louët explique cette atonie par la conjonction de plusieurs facteurs : « La météo, le contexte global économique du pays, la psychose liée aux attentats… »

L’Institut français de la mode (IFM) le confirme. L’enquête menée trois semaines après le démarrage des soldes, au moment où « la messe est dite », selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM, montre que la consommation a reculé en moyenne de 1 % par rapport à la même période de soldes l’an dernier.

Aucun rebond cette année Si le tableau est loin d’être flamboyant, cette évolution varie selon les modes de distribution. Les enseignes spécialisées dans les premiers prix (Kiabi) ont bien progressé (de 5 % à 8 %), contrairement aux hypermarchés, aux supermarchés et aux chaînes spécialisées, comme Etam ou Camaïeu (de – 5 % à – 10 %). Les grands magasins et les Monoprix ont tiré leur épingle du jeu avec des hausses allant jusqu’à 5 %. Les Galeries Lafayette, dont le chiffre d’affaires est stable, estiment leur bilan « correct ». Les stocks très importants...

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  • kpm745 il y a 4 mois

    Jep02 : C’est aussi la faute aux commerçants qui ont gonflé les prix depuis le passage à l’Euro. Lorsqu’on parlait en Francs on payait une chemise 100 francs. Maintenant pour la même et made in China on paye 50 Euros, soit 3 fois plus

  • jep02 il y a 4 mois

    Avec des salaires qui, au mieux stagnent, et des charges et impôts en hausse, il faut m'expliquer comment il serait possible de consommer plus. Quand on voit ce qui nous attend.