Les commerçants, premières victimes de la e-cigarette

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Les boutiques de cigarettes électroniques ont fleuri partout en France en moins de quatre ans.
Les boutiques de cigarettes électroniques ont fleuri partout en France en moins de quatre ans.

Entre 15 000 et 20 000 visiteurs sont attendus ce dimanche 25 mai au premier Salon international de la cigarette électronique de Paris. Car avec 1 à 2 millions d'usagers quotidiens (quatre fois plus qu'il y a deux ans), la cigarette électronique a largement séduit les Français. Résultat de ce succès fulgurant : les boutiques d'e-cigarettes fleurissent un peu partout dans l'Hexagone, il s'en ouvrirait en moyenne trois par jour en France, selon une étude publiée en avril dernier par Xerfi.

Avec un investissement raisonnable et grâce à l'absence d'une législation concrète, n'importe qui peut ouvrir sa boutique. Trente mille euros suffisent à racheter une franchise, ce qui n'est d'ailleurs pas nécessaire pour un marché récent où il n'existe pas encore de marque forte. Ce commerce rapporterait entre 120 000 et 200 000 euros par an. Romain Sannino, gérant de Clope Addict à Colombes, en région parisienne, le reconnaît lui-même : "Les marges sont très importantes."

"Un marché sans règles"

Problème : le marché commence à saturer. Dans certaines villes, on compte plusieurs dizaines d'enseignes sur une même artère, parfois séparées de quelques mètres seulement. La concurrence fait de plus en plus rage, et Romain Sannino le concède : "J'ai ouvert ma boutique en novembre dernier, sur la rue commerçante, alors qu'un concurrent existait déjà dans une rue derrière, donc, par la force des choses, j'ai récupéré sa clientèle."

D'autant plus...

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