Les colocataires vieillissent

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INFOGRAPHIE - Selon le dernier baromètre d'un site spécialisé dans la colocation, la part des moins de 25 ans qui la pratiquent recule tandis que les plus de 30 ans progressent. Les loyers augmentent encore un peu.Alors que la colocation s'installe toujours un peu plus comme un mode d'habitation parmi d'autres, l'âge moyen des colocataires s'en ressent et a tendance à augmenter. C'est l'un des enseignements du dernier baromètre de la colocation publié par le site spécialisé Appartager.com. Si les 21-30 ans restent majoritaires dans cette pratique (58% du total), on remarque que les moins de 25 ans sont en recul sensible. Ils ne pèsent plus que 55% des colocataires contre 65% un an plus tôt. Leurs aînés progressent sur toutes les tranches d'âge: les 31-40 gagnent 4 points (de 10% à 14%) devant les plus de 40 ans (+ 3 points de 6% à 9%) et les 26-30 ans (2 points de hausse, de 19% à 21%). Au total, l'âge moyen est passé de 26 à 27 ans. Une évolution qui s'accompagne ou plutôt qui résulte d'une évolution du profil des colocataires. Pour la première fois dans ce baromètre, les salariés devancent les étudiants au premier trimestre 2017. Les professionnels représentent désormais 45% du total contre 40% pour ceux qui poursuivent leurs études. Les retraités sont là aussi, mais de manière très marginale avec seulement 1% du total (les 14% restant n'ayant pas renseigné leur activité). Côté loyers, ils progressent encore très légèrement pour s'afficher à 463 euros en moyenne contre 461 euros l'an dernier. Dans le détail, c'est surtout l'Ile-de-France qui tire ces chiffres vers le haut avec un bond de 4%, soit 25 euros de loyer supplémentaire. Toulouse et Nantes ont également connu de fortes augmentations du loyer moyen de leurs colocations (+10% et +6%) tandis que Lyon et Bordeaux affichent des tendances inverses puisque les loyers moyens y perdent respectivement 44 euros et 6 euros. Le baromètre relève aussi que les loyers sont sensiblement plus élevés lorsqu'une agence immobilière est chargée du dossier et moins chers lorsque le propriétaire partage lui-même la colocation. Quant au budget disponible, ce sont les retraités qui doivent le plus se serrer la ceinture devant les étudiants, les salariés étant naturellement les plus à l'aise. Marquant peut-être la fin d'une période de turbulence, Paris entre dans le classement des villes les plus prisées pour la colocation et s'empare directement de la première place, devant Lyon qui repasse devant Bordeaux et Toulouse. Nantes, autre ville étudiante, occupe la cinquième place.

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