Les " coiffeurs " ont-ils vraiment un coup à jouer ?

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Les " coiffeurs " ont-ils vraiment un coup à jouer ?
Les " coiffeurs " ont-ils vraiment un coup à jouer ?

Pour affronter la Roumanie mercredi (21h), Philippe Saint-André a procédé à treize changements dans son XV de départ. Si certains " coiffeurs " savent qu'ils jouent peut-être leur seul match du Mondial, certains pourraient en profiter pour se faire une place... sur le banc.

Philippe Saint-André n’est pas superstitieux. Pas du tout même. Ce sont treize changements qui ont été opérés dans le XV de départ qui affrontera la Roumanie ce mercredi soir (21h). La raison essentielle invoquée par le sélectionneur, c’est la proximité entre ce match-là et celui contre l’Italie il y a quatre jours. Un laps de temps très réduit pour le rugby de haut niveau. L’autre raison, dont on ne se targue pas en public, c’est la faiblesse supposée de l’adversaire roumain. S’il y a bien une rencontre de la phase de poules pendant laquelle PSA peut faire tourner, c’est contre les coéquipiers de Valentin Ursache.

Parra pour faire évoluer la charnière ?

Du coup, seuls Picamoles et Nakaitaci conservent leur place au coup d’envoi. Le premier pour garder le rythme, lui qui n’a pas beaucoup joué en début d’année, le second par obligation, Rémy Grosso n’étant arrivé en Angleterre que dimanche soir. Parmi les treize, certains joueront peut-être face aux Chênes leur seul match de la Coupe du monde. Mais d’autres ont une vraie carte à jouer pour tenter d’installer le doute dans la tête du sélectionneur. Pas pour chiper une place à un titulaire. Plutôt pour arracher une place sur le banc et donc dans le groupe pour les prochaines échéances. Car sur le XV-type aligné lors du dernier match de préparation contre l’Ecosse, et contre l’Italie samedi dernier, seule la place d’ailier droit, laissée vacante par Yoann Huget, semble ouverte à la concurrence. La charnière est destinée à s’installer sur la durée. Mais Parra, en cas de grosse performance mercredi, pourrait tirer son épingle du jeu, Saint-André appréciant son expérience. Une incertitude qui agace Daniel Herrero. « Ces poste de 9 et de 10 sont les garants du jeu, et donc si aujourd’hui on est en difficulté pour les choisir, c’est qu’on a aussi des difficultés à mettre un plan de jeu en place », peste l’ancien entraîneur du RCT dans l’émission Sport Médias sur Sport365.

Dulin et Atonio veulent se relancer

Le sélectionneur ne le dit pas ouvertement, histoire de garder son groupe sous pression et d’avoir des garçons concernés sous la main. Pas d’égoïsme, répète PSA, qui attend une grosse performance collective contre la Roumanie. En jeu des places de remplaçants. Dulin, titularisé à l’arrière, aura l’occasion de se relancer. Ouedraogo et Nyanga se disputent un ticket de joker en troisième ligne, quand Atonio peut espérer passer du numéro 3 à numéro 2 dans l’esprit de Saint-André en première ligne. A l’aile, Guitoune remplacera Huget contre la Roumanie. Le Bordelais se sait sous pression. Contre le Canada, Grosso aura sans doute sa chance. Et le plus convaincant débutera contre l’Irlande. A moins qu’aucun ne donne satisfaction et que le staff replace Fofana à l’aile, en maintenant Fickou au centre. Dumoulin ayant, lui, perdu des points contre l’Italie. 

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