Les clubs de foot, des enfants gâtés ?

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François Hollande n'a jamais témoigné d'intérêt pour le football (photo d'illustration).
François Hollande n'a jamais témoigné d'intérêt pour le football (photo d'illustration).

Une "journée blanche" ! Ce n'est pas un hasard si les présidents de club ont pris des précautions sémantiques pour désigner la grève qu'ils effectueront du 29 novembre au 2 décembre, selon le vote l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) qui a eu lieu jeudi. Une grève dans le football, ça rappelle de mauvais souvenirs. Knysna et l'épisode du bus, lorsque l'équipe de France avait décidé de ne plus s'entraîner. Un épisode qui a donné une image désastreuse et persistante de l'équipe nationale (82 % des Français ont toujours une mauvaise image des Bleus, selon un récent sondage). Ainsi, Pierre Ménès ne s'est pas privé de rappeler à Evra qu'il était le capitaine de cette équipe après sa sortie médiatique contre les consultants.

Face au mouvement social annoncé, les hommes politiques prennent en général deux postures : l'indignation ou la compréhension. La première - plutôt de gauche - consiste donc à crier au scandale et à l'"indécence", dixit François de Rugy. "Cette grève est une provocation éhontée. Franchement, voir les présidents de club expliquer hier qu'ils vont crever la bouche ouverte juste avant de filer dîner au Jules Verne au premier étage de la tour Eiffel, c'est proprement hallucinant", s'indigne également Ian Brossat, élu communiste parisien et chef de file du Parti de gauche à Paris. "Une aberration", pour le député européen José Bové qui fustige "ces salaires mirobolants qui ne correspondent en...

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