Les classes moyennes, grandes oubliées de la politique familiale

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Les aides sociales et fiscales aux familles profitent surtout aux ménages modestes et aisés. Toutefois, ces derniers ont été durement touchés par les réformes de la famille des gouvernements Ayrault puis Valls.

Les classes moyennes sont les grandes perdantes de la politique familiale française. Le système socio-fiscal, note le Trésor dans une étude diffusée mardi, «est plus important pour les ménages les plus modestes et les plus aisés que pour les ménages aux revenus intermédiaires».

Les familles qui gagnent entre 1 Smic et 3,5 Smic, soit entre 1128 et 3900 euros nets, perçoivent moins d'aides sociales et bénéficient de moins de réductions d'impôts que les autres. «Les réformes récentes, en particulier la baisse du plafond du quotient familial et la mise sous condition de ressources des allocations, ont toutefois réduit l'avantage pour les ménages les plus aisés et soutenu les plus modestes», précise le Trésor.

En moyenne toutefois, la politique familiale française produit un effet certain sur le niveau de vie des familles. En effet, avant de toucher les aides, les familles d'un ou deux enfants ont en moyenne un niveau de vie inférieur de 11% à celui d'un ménage sans enfant. Les familles de trois enfants et plus ont, quant à elles, un niveau de vie d'un quart inférieur.

Après prise en compte des aides sociales et fiscales, les écarts de niveaux de vie sont drastiquement réduits. «La redistribution réduit ces écarts de plus d'un tiers» et «bénéficie particulièrement les familles monoparentales et les familles nombreuses», a calculé le Trésor. De surcroît, 57% des familles sont bénéficiaires nettes du système social et fiscal français, contre 25% des ménages sans enfant. En clair, elles reçoivent plus qu'elle ne paient en impôts ou en cotisations sociales. Dans le détail, «les familles nombreuses reçoivent en moyenne plus de 4300 euros de transfert nets par an et 85% d'entre elles sont bénéficiaires du système. Il s'agit, évidemment, d'un chiffre moyen qui recouvre des réalités très variables selon les niveaux de revenus.

Politique du troisième enfant

C'est d'autre part à partir du 3ème enfant que les aides sociales et fiscales sont les plus puissantes. Logique, quand on sait par exemple que le fisc accorde une demi-part fiscale pour chacun des deux premiers enfants, puis une part entière à partir du troisième. Résultat? «En Europe, la France est d'ailleurs l'un des pays où l'apport des naissances de rangs 3 et plus est le plus élevé» à la démographie, lit-on dans le rapport Fragonard d'avril 2013 sur les aides aux familles.

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  • heimdal le mercredi 28 jan 2015 à 16:45

    C'est d'ailleurs en partie ce qui coûtera la non-réelection du gouvernement .La classe moyenne est la seule qui vote avec une mémoire .

  • mcarre1 le mercredi 28 jan 2015 à 14:41

    Prosaïquement, pour l'avenir du pays il faudrait plutôt encourager à faire des gamins les familles susceptibles de donner une bonne éducation à leur progéniture, soit les classes moyennes et sup. Multiplier les cassos n'est certainement pas une bonne option.

  • kejocol le mercredi 28 jan 2015 à 14:30

    le gouvt ne va pas penaliser les riches car ils paient tous l'ISF. c evident, donc il ne reste plus que la classe moyenne qui paie pour tous y compris les riches. A quand la priorite a ceux qui bossent pour qu'ils puissent profiter de leur travail.plus que 2 ans.

  • matt62 le mercredi 28 jan 2015 à 13:10

    ouais et alors tout le monde le sait toujours les mêmes qui paient pourquoi 1 et 2 enfants rien et trois tout c'est la france dans le pas de calais pour être plus précis à calais la CAF s'appelle la caisse BIROUTE

  • floalain le mercredi 28 jan 2015 à 09:41

    Le journaliste qui a écrit ça n'a pas eu d'enfants quand il dit que les familles avec enfant on un niveau de vie supérieur. Il a oublié de déduire ce que coûte un enfant et non pas seulement jusqu'à 20 ans car maintenant il faut les aider jusqu'à ce qu'ils aient un travail ce qui peut durer longtemps.

  • heimdal le mercredi 28 jan 2015 à 08:48

    C'est le principe du socialisme :paupériser toute la classe moyenne pour en faire une populace d'esclaves fiscaux .Un enfant tu n'as droit à rien et tu paies pour tout le monde . 3 enfants c'est le jackpot .Cherchez l'erreur .

  • M1945416 le mercredi 28 jan 2015 à 08:18

    social du genre léonarda ou koulibaly , fratrie de 10 gamins … ou comme dans notre commune : logement social qu'on a du construire, depuis qu'on a franchi le seuil d'habitants, et d'une commune tranquille et pénard , on a eu du social de la ville et là on se retrouve avec de la violence, drogue , trafic en tout genre, taxe habitation qui explose pour financer tout ça ...

  • M1945416 le mercredi 28 jan 2015 à 08:15

    avec un gamin, jamais rien touché, mais qu'est ce qu'on paye pour le "social" ras le bol

  • calippe3 le mercredi 28 jan 2015 à 08:14

    On ne fait pas d'enfant pour des allocations et quand on en fait on sait que le budget est moindre et si ça ne convient pas on n'en fait pas comment font les familles avec un enfant qui n'ont droit à rien !!!!

  • idem12 le mercredi 28 jan 2015 à 06:47

    Elles n'ont pas été oubliées, ce sont elles qui paient pour les autres !!