Les chrétiens d'Irak entre espoir et tragédie

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Arrivés en France, les rescapés de l'attentat de la cathédrale de Bagdad sortent peu à peu des hôpitaux.

Nour ne s'est pas rendu à Saint-Antoine cet après-midi. Il n'a pas voulu sentir à nouveau l'odeur de l'hôpital, ni voir son épouse, blessée aux deux jambes dans l'attentat meurtrier du 31 octobre de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, entourée de perfusions - «pour son fils», dit-il. Dans le hall du centre d'hébergement de France Terre d'asile à Créteil, le jeune ingénieur irakien longiligne, arrivé lundi soir avec une cinquantaine de rescapés dans un avion médicalisé spécialement affrété par la France, tente de tuer le temps.

Un petit garçon aux grands yeux noirs s'accroche à ses jambes, grimpe dans ses bras, descend jouer avec une boîte de bonbons, puis escalade à nouveau la haute silhouette paternelle. L'homme raconte: «La messe n'avait pas commencé depuis 20 minutes quand les bruits des tirs ont commencé. Plus tard, la porte a explosé. Un prêtre a tenté de nous rassembler au fond de l'église. Ils l'ont abattu.»

Nour, sa femme et leur pe

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